"Injuste", "ridicule" : D'anciens pilotes prennent la défense de Vettel

"Injuste" ou "ridicule": de nombreux anciens pilotes de Formule 1 et d'autres catégories ont pris la défense de Sebastian Vettel et critiqué la décision des commissaires qui l'a privé du succès au GP de F1 du Canada dimanche.

Retour au tour 48: Lewis Hamilton évolue dans le sillage de l'Allemand, parti en pole position, quand ce dernier sort de la piste au virage 3. Revenu sur la trajectoire après un passage dans l'herbe, le pilote Ferrari tasse son rival contre un muret.

Les commissaires estiment qu'il a "rejoint la piste de manière dangereuse et forcé (Hamilton) à en sortir" et lui imposent la pénalité réglementaire de 5 secondes, ce qui lui coûtera la victoire au profit du pilote Mercedes.

"C'est très très embarrassant. Aucun plaisir à regarder à cette course. Deux champions pilotant brillamment mais un résultat faussé", déplore sur Twitter le champion du monde 1992, le Britannique Nigel Mansell.

"Je pense que le rôle des commissaires est de pénaliser les manoeuvres dangereuses flagrantes, pas les erreurs honnêtes résultant d'une course serrée. Ce qui est arrivé au GP du Canada est inacceptable à ce niveau de notre grand sport", écrit l'Américain Mario Andretti, champion en 1978.

"Mon avis personnel est qu'il (Vettel) aurait pu laisser plus de place (à Hamilton), mais nous avons perdu des derniers tours grandioses à cause de cette pénalité. Au bénéfice du doute, on pouvait les laisser continuer", ajoute, un peu plus mesuré, Damon Hill, le Britannique champion du monde 1996.

"C'est dommage ! Pour moi, c'est un incident de course. Sebastian Vettel ne pouvait pas juste s'arrêter et rester hors de la piste, estime le Britannique Jenson Button, sacré en 2009, au micro de la chaîne britannique Sky Sports. Je ne crois pas que ça méritait une pénalité, personnellement, mais les règles sont les règles et c'est ce qu'ils (les commissaires) ont décidé d'appliquer."

Très rapidement, Ferrari a fait appel de la décision des commissaires de course. La Fédération internationale de l'automobile (FIA), qui édicte les règles en F1 et les fait respecter, a toutefois rejeté cet appel, arguant que le règlement sportif ne l'autorise pas, et officialisé les classements.

La Scuderia a désormais quatre jours pour porter cet appel devant la Cour d'appel internationale du sport automobile. Cette instance a trois mois pour se réunir.

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