Hamilton sur Vettel : "Il n'y a probablement personne contre qui j'aime plus courir"

"Ca n'est absolument pas la façon dont je voulais gagner", a reconnu le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) après avoir remporté le Grand Prix de F1 du Canada dimanche grâce à une pénalité controversée imposée à l'Allemand Sebastian Vettel (Ferrari).

Q: Quel est votre sentiment ?

R: "J'ai un peu comme une sensation de vide. Ça a été une course vraiment géniale entre deux équipes différentes et ça s'est terminé sur une note un peu négative. Dans mes souvenirs, quand je suis sorti du virage, j'étais plus rapide et j'essayais juste d'exercer de la pression sur Seb. Premièrement pour essayer de m'approcher assez près, deuxièmement pour le pousser à l'erreur. Ce n'est pas souvent qu'on peut pousser un quadruple champion du monde à commettre une erreur mais c'est arrivé et je me suis dis: +ok, c'est l'opportunité que j'attendais+. J'ai donc pris le virage comme d'habitude, sur la trajectoire. L'écart s'est refermé, j'ai cru qu'on allait s'accrocher, alors j'ai dû freiner et relâcher l'accélérateur pour éviter une collision. Heureusement, nous l'avons évitée. Mais de toute évidence, c'était une occasion unique. Ensuite, l'écart s'est rouvert parce que j'avais freiné pour l'éviter. Et quand j'ai appris qu'il écopait d'une pénalité, j'ai continué à pousser parce que je me disais: +peut-être qu'on peut encore gagner cette course+. (...) Naturellement, ça n'est absolument pas la façon dont je voulais gagner. (...) C'est malheureux mais c'est la course automobile. (...) Quand vous revenez sur la piste, vous n'êtes pas censé retourner directement sur la trajectoire, vous êtes censé vous replacer en toute sécurité et je suppose que c'est pour ça qu'il a été sanctionné."

Q: Cet incident peut-il changer votre relation ?

R: "Je confirme ce qu'a dit Seb sur le respect qu'il y a toujours eu entre nous. Nous courons ensemble depuis de longues années et il n'y a probablement personne contre qui j'aime plus courir. J'apprécie toujours les occasions de me battre comme nous l'avons fait aujourd'hui et dans les années précédentes. Ce sont vraiment des souvenirs que je chérirai toujours et j'espère qu'il y en aura beaucoup d'autres."

Q: Vous avez été hué sur le podium. C'est décevant ?

R: "J'ai gagné mon premier Grand Prix ici (en 2007, ndlr) et c'est un endroit où j'adore piloter. Ca ne changera jamais. Ca fait bizarre d'être hué mais ça n'est pas une première. Je pardonne."

Q: Ferrari était au-dessus de Mercedes ce week-end ?

R: "Oui, la Ferrari était tellement forte, tellement rapide dans les lignes droites. Elle a manifestement un mode moteur dont nous disposons pas actuellement. D'un coup, elle augmentait la puissance et s'éloignait dans les lignes droites, même quand j'utilisais le DRS (volet monté sur l'aileron arrière qui s'ouvre pour gagner en vitesse de pointe, ndlr). Mais j'essaye juste de me concentrer sur le positif, sur le dur travail qu'a accompli mon équipe. J'ai failli ne pas prendre le départ à cause d'un problème moteur (fuite hydraulique, ndlr) ce matin. Les gars ont vraiment eu du pain sur la planche ce week-end parce que j'ai aussi eu ce crash vendredi, ce qui est rare pour moi. A démonter et remonter le moteur comme ça, c'est très facile de faire des erreurs et donc je voulais juste leur offrir la meilleure course possible. Je n'ai pas fait d'erreur aujourd'hui. Je me suis donné à fond. Donc, il n'y a rien d'autre que je puisse demander."

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK