Grand Prix de F1 à Francorchamps, le huis clos sinon rien

Après l’annulation du Grand Prix de France va-t-on assister à une cascade de forfaits dans le calendrier européen ? Pas forcément. Le cas français est différent du cas belge à plus d’un titre. D’abord parce que la course sur le circuit du Castellet ne revêt pas le même caractère mythique et historique que celui de Francorchamps mais aussi parce que du côté français, les organisateurs sont couverts par une assurance qui les dédommage en cas d’annulation alors que du côté de Spa, c’est la région wallonne qui devrait effacer l’ardoise.

Pour Spa Grand Prix, société organisatrice, la volonté d’accueillir la course reste bien réelle mais on est parfaitement conscient que ça ne pourra se faire qu’avec l’aval du comité national de sécurité compte tenu de ses priorités.

Et si, in fine le CNS venait à accéder à la demande de l’organisateur, la course se déroulerait à huis clos sous l’égide de la FOM (Formula One Management). Pratiquement, la direction internationale développerait un " kit de l’organisateur " adaptable à chaque course qui garantirait une sécurité sanitaire maximale. Une façon de sauver la saison de F1 en Europe et de maintenir une visibilité aux différents partenaires mais surtout pour la FOM de toucher les droits télé ou du moins une partie d’entre eux. Du coté de Spa Grand Prix, on offre une oreille attentive à l’idée de la FOM mais si l’épreuve est maintenue à huis clos, la perte financière liée à l’absence de spectateurs devra être compensée par la FOM elle-même sans quoi la situation ne serait pas tenable. La Formule 1 pourrait donc encore débarquer à Francorchamps cette année, mais elle ne serait visible qu’en télé… sur la RTBF.

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