GP de France de F1: ils sont attendus au tournant

Le Grand Prix de France, 7e manche sur 23 du Championnat du monde de Formule 1, se déroule de ce vendredi à dimanche sur le circuit Paul Ricard du Castellet. Voici ceux et ce qu'il faudra surveiller lors de ce Grand Prix.

. Valtteri Bottas

Il se dit chaque saison capable de contrarier enfin son équipier Lewis Hamilton mais ses promesses ne sont guère suivies d'effet. Entre manque de performance et malchance, Valtteri Bottas n'est que 6e du classement des pilotes à 58 points du leader Max Verstappen (Red Bull) et 54 d'Hamilton, 2e. Lors de la manche précédente en Azerbaïdjan début juin, le Finlandais (12e) a manqué de vitesse tout le week-end, sans savoir pourquoi. Aujourd'hui, il plaide pour une "combinaison de plusieurs facteurs", dont des réglages différents de son équipier. Or une écurie comme Mercedes est en droit d'espérer mieux de son deuxième pilote et George Russell lorgne sur son baquet, même si le Britannique assure pour l'heure se "concentrer sur (ses) courses" avec Williams.

. Sergio Pérez

Arrivé chez Red Bull cet hiver, Sergio Pérez a bénéficié d'un concours de circonstances (le crash de son équipier Max Verstappen suite à un problème de pneus) pour remporter à Bakou sa première victoire sous ses nouvelles couleurs. Ce deuxième succès en F1 n'en est pas moins bienvenu. Pour la "confiance" d'abord, mais aussi car il pourrait faire office d'assurance-vie dans une écurie qui jongle avec ses deuxièmes pilotes ces dernières années. "C'est très encourageant pour l'équipe de savoir que nous avons deux voitures qui peuvent se battre pour le championnat et que nous voulons tous vraiment gagner", fait d'ailleurs remarquer "Checo".

. Sebastian Vettel

Passé de Ferrari à Aston Martin à l'intersaison après une dernière année en rouge frustrante, Sebastian Vettel a mis "plus longtemps" qu'il l'aurait voulu pour s'adapter. Les deux derniers GP à Monaco (5e) et en Azerbaïdjan (2e) ont toutefois tout l'air d'une percée. "Après le succès de Bakou, nous abordons au mieux la course", affirme le quadruple champion du monde allemand. "Nous avons eu le temps de faire la fête, mais maintenant je suis pleinement concentré pour continuer sur cette lancée en France." C'est capital dans une lutte serrée pour la 5e place chez les constructeurs.

. Pierre Gasly

Lors de son dernier GP national en 2019, Pierre Gasly (AlphaTauri) peinait à se faire une place chez Red Bull. Depuis il est devenu le premier Français à s'imposer en F1 depuis 1996. Outre sa victoire en Italie en 2020, Gasly est monté à deux reprises sur le podium, au Brésil en 2019 (2e) et... en Azerbaïdjan début juin (3e) ! De quoi relancer, en France, l'intérêt pour la catégorie reine du sport automobile et conquérir un contingent de fans que l'on verra parmi les 15.000 spectateurs quotidiens. "C'est important de pouvoir partager ce week-end avec eux et ça a d'autant plus de sens que ce sera ma première course à domicile en tant que vainqueur de GP", commente le pilote de 25 ans. "Et le podium de Bakou a attiré l'attention des gens, donc je suis très sollicité par les médias. Mais je ne veux pas me griller avant, donc je fais du mieux possible."

. Esteban Ocon et Alpine

Pour l'autre Français de la grille, Esteban Ocon, le dernier GP de France remonte à 2018. Une éternité... et "un vrai surplus de motivation et d'énergie", assure l'intéressé, âgé de 24 ans, qui vient de prolonger jusqu'en 2024 son contrat avec son écurie Alpine. Pour l'équipe franco-britannique, c'est "plus de pression pour être performants", ajoute le directeur exécutif Marcin Budkowski. Habituée aux résultats en dents de scie (abandon pour Ocon à Bakou mais 6e place pour l'Espagnol Fernando Alonso), quel visage Alpine montrera-t-elle au Paul Ricard ?

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