GP de Bahreïn: les écuries en désaccord

Les écuries en désaccord pour le GP de Barhein
Les écuries en désaccord pour le GP de Barhein - © EPA

Les écuries sont en désaccord à quelques jours de la décision de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), qui doit annoncer le 3 juin la tenue, ou non, cette saison du Grand Prix de Bahreïn de Formule 1, annulé en début d'année pour des raisons politiques.

Bernie Ecclestone, qui dirige la FOM (Formula 1 management, le détenteur des droits de la discipline), penche pour organiser l'épreuve bahreïnie "à la place de l'Inde", soit le 30 octobre, avec la manche indienne repoussée en fin de saison, après le GP du Brésil.

"Je ne sais pas" si la F1 ira à Bahreïn en 2011, a déclaré le Britannique à CNN. "S'il y a la paix là-bas et qu'ils sont heureux, alors nous aussi serons contents de trouver un arrangement pour que (la course) s'y passe."

Pour cela, il faut toutefois que le gouvernement bahreïni "soutienne le GP", qu'il "permette aux gens de voyager", que "les assurances laissent les écuries venir" à Bahreïn, a énuméré l'octogénaire, pour qui ces dernières seront "heureuses" de faire le voyage si le pays est "sûr et que tout va bien".

Blindés

Les blindés ont commencé à se retirer de Manama où l'état d'urgence doit être levé mercredi, après que les autorités ont mis fin par la force à la mi-mars à des manifestations, qui avaient paralysé la capitale pendant un mois. Des centaines de protestataires ont depuis lors été arrêtés.

Revenir à Bahreïn de manière aussi prématurée pause toutefois un problème d'image. La F1, même si elle rejette toute implication politique, a-t-elle sa place dans un pays aussi tiraillé ?

Bahreïn est "un super endroit pour la F1. Nous devons travailler ensemble avec eux pour savoir si, en vue d'une présence sur le très long terme, il est bon de faire un choix pour cette année, ou d'attendre", a estimé le directeur Ferrari, Stefano Domenicali.

L'autre problème est lié au calendrier. Le GP d'Inde, pour des raisons logistiques, se retrouverait repoussé au 11 décembre, ce que Ross Brawn trouve "totalement inacceptable".

"Cela devient trop. Nos gars travaillent (sans relâche) depuis janvier. Et on leur demande de poursuivre jusqu'en décembre, ce qui veut dire qu'ils n'auront pas de vacances avant Noël, et qu'ils reprendront directement en janvier", a expliqué le patron de Mercedes GP.

Belga
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