Gaëtan Vigneron : "McLaren? Encore un pas en arrière..."

Gaëtan Vigneron : "McLaren? Encore un pas en arrière..."
Gaëtan Vigneron : "McLaren? Encore un pas en arrière..." - © Tous droits réservés

Après le Grand Prix de Monaco, c’est vrai qu’on a vécu une nouvelle procession du côté du Canada. Il est temps que les instances dirigeantes se penchent un peu sur l’aérodynamique (chose prévue pour 2019) qui empêche pour l’instant de se suivre d’assez prêt pour espérer pouvoir se dépasser. Il y a peut-être un coup d’œil à jeter aussi au niveau des gommes, peut-être faudrait-il plus d’écart entre les différentes spécifications proposées sur un Grand Prix par Pirelli. Cela dit, en football aussi il y a des rencontres parfois peu passionnantes sans qu’on en arrive à remettre systématiquement tout en question.

Côté course, beau succès de Ferrari et de Sebastian Vettel. La pole, la victoire et la tête du Championnat du Monde pour l’allemand. Pour le même prix, il a eu deux fois le drapeau à damier. Cela dit, comme il le soulignait, on peut s’estimer heureux que les spectateurs n’aient pas envahi la piste à ce moment tant les commissaires agitaient les drapeaux comme si la course était finie.

La victoire de Ferrari c’est aussi la défaite de Mercedes : Lewis Hamilton a étonnemment été à nouveau un peu absent. Cela nous a valu un coup de gueule de Toto Wolff après le Grand Prix, qui a parlé d'un réveil nécessaire du côté des Flèches d'Argent, qui auront une évolution moteur dès le prochain Grand Prix de France.

Une union Red Bull-Honda ?

Red Bull a de son côté gardé son rôle d'outsider : Max Verstappen termine troisième, et pour la première fois, il a passé le week-end sans son manager ni son paternel autour de lui. C'était une volonté du team. L'objectif était d'être en totale immersion avec le team. Côté moteur, j'ai tout doucement l'impression qu'on se dirige vers une union entre Red Bull et Honda. Renault a pour sa part conforté sa quatrième place au classement des constructeurs

La spirale McLaren

Chez McLaren, encore un pas en arrière : pas de Q3, un abandon et une 16ème place. Un bilan totalement négatif alors qu'ils disposent du même moteur que Red Bull et Renault. Ils sont dans une spirale négative, comme Williams : il faut cerner les problèmes, mais comment les trouver ? Et qui pour diriger la manoeuvre ? Je ne serais pas surpris de voir un Fernando Alonso exaspéré prendre la poudre d'escampette. Peut-être en restant dans le giron McLaren, mais en IndyCar. Et pour Stoffel, que faire ? De justesse en Q2, une crevaison lors du Grand Prix après avoir roulé chez des débris, on n'était pas prêt dans le stand pour l'accueillir alors qu'il avait pourtant signalé sa crevaison à son ingénieur, puis un souci électrique en fin de Grand Prix... On se répète, mais Stoffel n'a pas le choix. La seule issue pour lui ? S'accrocher, et essayer d'être le plus près possible, et peut-être même devant Fernando Alonso. L'année prochaine, il pourrait être le N.1 chez McLaren avec Lando Norris à ses côtés. Un avenir pas vraiment menacé en F1, mais c'est tellement frustrant de ne pas pouvoir le voir donner le plein de son talent...

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK