Gaëtan Vigneron: Je n'ai pas changé d'avis, pour moi c'est toujours "Racing incident" entre Vettel et Hamilton

En route donc pour le 8e Grand-Prix de la saison dans le sud de la France.

La carte postale peut paraître idyllique mais les souvenirs du chaos de l’année dernière restent présents dans nos esprits et on espère vraiment que les organisateurs auront réglé les incommensurables problèmes de trafic qui avaient ruiné l’édition 2018, celle du retour de la Formule 1 en France après 10 ans d’absence.

Exceptionnellement, nous logeons chez l’habitant, au Beausset, pas bien loin du circuit. Toujours une expérience particulière qui nous change du train-train des hôtels. L’année dernière, mon hôte m’avait trouvé un itinéraire en pleine "pampa" pour rallier le circuit sans trop d’encombres. Par moments, je n’avais pas été loin du rallye-raid…

La pénalité infligée à Vettel au Canada restera un sujet de conversation incontournable puisque Ferrari a décidé d’activer le "right of review" octroyé par le code sportif de la FIA. Une opportunité d’éventuellement revoir la décision initiale sur base d’une nouvelle évidence.

En clair, un nouvel élément fourni par Ferrari qui doit d’abord être jugé recevable puis une audition devrait être prévue et les stewards appelés à redonner leur avis.

Personnellement, le mien n’a pas changé. Je pense toujours qu’on aurait dû qualifier ce fait de course de "racing incident" et laisser les 2 champions du monde en découdre sur la piste. Tous les palabres ne font qu’ajouter à la confusion et si je reconnais qu’il faut des règles, je pense qu’elles doivent toujours laisser place à une interprétation.

Peut-être faudrait-il d’ailleurs laisser cette interprétation à 3 pilotes plutôt qu’à des théoriciens en col blanc qui, certes, font leur boulot du mieux possible mais contribuent à aseptiser une discipline qui a besoin de tout sauf de cela.

En attendant, Mercedes mène 7 victoires à 0 face à Ferrari.

C’est vrai que pour presque le même prix, les Rouges auraient pu s’imposer à Bahreïn, à Baku et à Montréal et l’on en serait à 4/3…
Il n’en est rien et les Flèches d’argent ont tous les arguments pour poursuivre leur folle cavalcade, même si au Canada on a pu noter quelques petites inquiétudes sur le plan de la fiabilité avec le souci du système d’essence sur la voiture de Bottas et la fuite hydraulique sur celle d’Hamilton. 
Sans parler de la casse du moteur Mercedes sur la Racing Point de Stroll.

On évoquera tout cela et bien d’autres choses, ensemble, lors de nos rendez-vous à venir et notamment sur la 2 avec les qualifs samedi à 14h55 et le GP dimanche dès 14h45.

 

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