F1, Grande-Bretagne 1998 : Michael Schumacher s'impose depuis la pitlane... sans le savoir

12 juillet 1998. Le Grand Prix de Grande-Bretagne, neuvième manche de la saison 1998 de Formule 1.

Le ciel est menaçant au-dessus du tracé de Silverstone, qu'il faut parcourir à 60 reprises, et l'indécision est totale. En effet, les deux gros bras de la discipline se regardent sur la première ligne : Mika Hakkinen (McLaren) devant Michael Schumacher (Ferrari).


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La meute est lâchée et l'ordre des deux premiers n'est pas modifié. David Coulthard (McLaren) s'installe au troisième rang, Jean Alesi (Sauber) bondit lui de la huitième à la quatrième place. L'Ecossais est performant et pique la place de dauphin à Schumacher après quelques tours.

Les conditions météorologiques s'en mêlent, mais malgré la salve des premiers ravitaillements, le top trois reste identique. Eddie Irvine, sur l'autre Ferrari, et Alesi se bagarrent dans la pitlane et c'est le Britannique qui prend la quatrième place au Français. Coulthard revient ensuite sur Hakkinen... et la pluie refait une apparition remarquée.

Le 'deuxième pilote' McLaren part à la faute et reste coincé définitivement dans le bac. Les leaders ravitaillent une deuxième fois et Hakkinen passe à un cheveu de l'erreur fatale. Le Finlandais s'offre une terrible frayeur : tête-à-queue et passage dans le bac, mais il parvient à poursuivre comme si de rien n'était. Ce n'est pas le cas d'Olivier Panis (Prost). Le Français sort... tout comme la safety car. Lorsque cette dernière libère les bolides, Schumacher revient très fort sur le leader Hakkinen. Il ne reste que onze tours de course.


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Schumacher se montre pressant et le Finlandais craque. Il tire tout droit dans le gazon et laisse la première position au pilote Ferrari. Le pilote allemand s'échappe, mais, à trois tours de l'arrivée, il hérite d'une pénalité (un stop & go de dix secondes) pour avoir dépassé Giancarlo Fisichella (Benetton), intercalé entre les deux premiers du classement, trop tôt à la relance après la voiture de sécurité.

On réfléchit chez Ferrari, notamment pour permettre à son pilote phare, sur un bon tempo, d'accroitre son avance, et on décide finalement de stopper Schumacher lors de son tout dernier passage. L'Allemand franchit donc la ligne d'arrivée... dans les stands. Un scénario inédit. Le pilote Ferrari sort de son bolide sans savoir s'il a gagné la course ou non. C'est le cas : il est déclaré vainqueur devant Hakkinen et Irvine.

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