F1 : Alfa Romeo joue la stabilité

Varsovie théâtre de la troisième présentation F1 de la nouvelle saison. Alfa Romeo a choisi la Pologne, pays du sponsor titre amené par son pilote réserve Robert Kubica, pour dévoiler la C41 qui succède à la… C39. La C40 devrait être la monoplace de 2022, l’année de la révolution technique en F1.

Huitième du dernier championnat, Alfa joue la stabilité en gardant ses pilotes, le doyen ancien champion du monde Kimi Raikkonen et l’Italien, protégé de Ferrari, Antonio Giovinazzi qui cohabiteront pour une troisième année de suite. Le moteur Ferrari continuera de propulser le bolide de l’écurie toujours dirigée par le Français Fred Vasseur.

La tâche d’Alfa s’annonce assez ardue, l’écurie s’étant située assez loin du ’midfield’ en 2020, faisant plutôt partie du dernier peloton avec Haas et Williams. On a pu noter un peu de surplace de la part de cette formation ex Sauber basée en Suisse à Hinwil où l’on a connu certains soucis de calibrage entre la simulation et la piste. Les finances n’étaient guère florissantes non plus mais l’équipe revient de loin. Et le moteur Ferrari n’a pas aidé la saison dernière, étant le bloc le moins performant de la grille. De ce côté-là, Alfa peut légitimement espérer du mieux cette année même si je vois mal la bande à Vasseur créer la surprise en 2021. Sans doute faudra-t-il fonder ses espoirs sur la nouvelle réglementation de 2022 et accepter de donner du temps au temps ?

L’incomparable Kimi a donc rempilé pour une nouvelle campagne, sans doute sa dernière (encore que… !). Désormais père de famille très attentionné, le Finlandais possède encore une belle pointe de vitesse, cumulée à un fameux sens de la course et un retour technique toujours très apprécié. Raikkonen, comme il l’a toujours été, est un animal non politique, toujours passionné mais qui ne perd jamais son temps et son énergie dans des manœuvres en coulisses. Dans un team, c’est quelque chose de très appréciable.

L’Italien Giovinazzi sait, lui, qu’il doit absolument se distinguer cette année, se mettre régulièrement devant son équipier champion du monde 2007, sous peine de devoir céder son volant en 2022. Il y a dans les rangs de l’Académie Ferrari quelques jeunes loups qui n’attendent que cela.

Les jetons de développement ont été concentrés sur l’avant de la voiture, un nouveau museau et une suspension avant retravaillée. Il a fallu aussi bien sûr se conformer au nouveau règlement aérodynamique au niveau du fond plat, du diffuseur et des écopes de freins arrière.

Pour le reste, il faudra attendre les premiers tours de roues aux essais d’avant-saison à Bahrain pour vraiment pouvoir estimer ce que la nouvelle Alfa a dans le ventre. La C41 roulera à Barcelone cette semaine lors d’un "fiming day’" (maximum 100 kilomètres avec des pneus de démonstration). L’objectif est en tout cas, indépendamment de la place au championnat Constructeurs, de marquer plus de points que les maigres 8 unités engrangées en 2020.

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