Dompter un animal sauvage selon Gasly, des montagnes russes pour Hamilton... les sensations extrêmes de la F1

Pour le grand public, difficile d’imaginer les sensations que l’on ressent à bord d’une formule 1. Un bolide de plus de 1000 chevaux qui vous maltraite et vous emmène parfois à plus de 350 km/h. Mais s’il est compliqué pour les fans de se projeter, il est tout aussi ardu pour les pilotes d’expliquer ce qu’ils ressentent derrière le volant.

"Quand on passe des catégories inférieures à la F1, on se retrouve au volant d’une voiture de plus de 1000 chevaux avec beaucoup d’aérodynamique, nous dit Pierre Gasly. Quand on pousse une telle machine à la limite c’est très difficile à dompter. C’est quasi impossible à décrire avec des mots la sensation quand on sort avec une F1 en piste. Le niveau de concentration est extrême. Il n’y a que la Formule 1 qui peut me mettre dans une telle zone de concentration. Il faut faire abstraction de tout ce qu’il se passe à l’extérieur et pouvoir analyser les informations à 350km/h, ca demande beaucoup d’énergie."

L’image de l’animal sauvage a plutôt fait sourire Lewis Hamilton
"Je ne suis pas sûr que Gasly soit déjà allé dans une cage avec un animal sauvage. Je l’ai fait et je peux vous dire que cela ne ressemble pas à ça (rire). J’étais en cage avec un tigre blanc énorme et vraiment c’est très différent. En fait c’est difficile à mettre des mots sur les sensations. C’est vraiment comme les montagnes russes, sauf qu’ici, vous avez vraiment le contrôle des choses. Il y a des limites, et vous devez flirter avec celles-ci sans les dépasser, sinon vous êtes pénalisé."

Daniel Ricciardo : «Piloter une F1 c'est comme dompter un animal »

Pour Daniel Ricciardo cela pourrait se décrire par deux sensations totalement opposées : "À certains moments c’est comme une bagarre avec la voiture comme dit Gasly. On pourrait comparer cela à un animal sauvage qu’on tente de maîtriser. C’est très énergivore physiquement et mentalement parlant et puis parfois quand tout se met bien, tout est très fluide et c’est comme si d’un coup cela vous demandait moins d’effort. Parfois c’est simple. Bien sûr il y a toujours ces forces qui agissent sur votre corps, ça reste physique. Je ne joue pas d’instrument, mais je me dis que cela doit sans doute ressembler au moment où un musicien effectue un solo avec sa batterie, sa guitare,… c’est sans doute le même genre de sensation de fluidité, son rythme et ses notes viennent tout naturellement."

 

Kimi fidèle à lui-même : « C’est la même chose qu’une voiture de route »

Kimi Räikkönen lui n'a plus vraiment l'air impressionné par les sensations que ces bolides peuvent procurer : "Quelque part pour nous, cela paraît très normal tellement on le fait souvent et surtout depuis si longtemps. Aujourd’hui, pour moi, cela ne fait quasi plus aucune différence de rouler dans une F1 ou dans une voiture de route. C’est pareil du point de vue sensation de vitesse : si je regarde les F1 passer je me dis que c’est rapide, mais quand je pilote ce n’est pas la même chose. Après le break hivernal, parfois vous êtes surpris par cette impression d’accélération et de vitesse la première fois que vous sortez en piste, mais cela disparaît rapidement."

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