Débriefing GP d'Espagne : Hamilton-Vettel, duel d'une rare intensité

La première image que l’on retiendra, c’est celle de Thomas, ce petit fan de 6 ans, inconsolable parce que son idole (Kimi Räikkönen) a été éliminée au premier virage et puis on retrouve le jeune garçon dans le paddock à la rencontre de son héros. C’est une très belle initiative et c’est pour ce genre d’émotion que l’on vibre pour le sport.

À souligner aussi, le grand respect entre Sebastian Vettel et Lewis Hamilton. Un état d’esprit positif que l’on ne retrouve pas toujours dans d’autres disciplines. Il suffit parfois de voir certains comportements animaux dans nos stades de football.

Deuxième point : l’âpreté du duel entre Mercedes et Ferrari, deux grands constructeurs. Hamilton s’est imposé grâce à une belle course, une belle stratégie. Aidé aussi il est vrai par Bottas qui a gêné Vettel. Mais pour le même prix on aurait pu avoir un résultat totalement inversé. Barcelone est un " circuit vérité " qui expose les faiblesses. On en ressort avec l’impression que Mercedes et Ferrari ont progressé dans les mêmes proportions. Chaque petit détail fera donc la différence.

Une F1 2017 plus physique que jamais

Ce qui a aussi frappé, c’est l’intensité physique du duel qui excite vraiment les deux protagonistes. Mais Hamilton nous disait avoir dû puiser au plus profond de ses ressources physiques (il aurait perdu deux kilos). Il racontait aussi avoir décidé de sacrifier sa boisson à bord de la monoplace pour gagner du poids, ce qu’essaye d’ailleurs de faire Mercedes pour améliorer la voiture.

Mention spéciale ensuite à Force India qui place ses deux voitures dans le top 10 pour la 5ème fois. C’est la seule écurie à réaliser cela. Ils tirent vraiment le maximum de toutes les opportunités. Et puis un autre coup de chapeau à Pascal Wehrlein qui termine 8ème avec un seul arrêt au stand et 33 tours en pneus tendres (il aurait terminé 7ème sans ses 5 secondes de pénalité).

Stoffel doit montrer sa force mentale

On termine par un week-end à oublier pour Stoffel Vandoorne. Un bon vendredi, mais après cela une 19ème place en qualification loin d’Alonso. En course le belge a effectué son premier dépassement de la saison sur Palmer et puis il y a cet accrochage évitable avec Felipe Massa. En dehors de cela, les trois places de pénalité à Monaco sont un peu sévères. Il n’a même pas pu se défendre, puisqu’il n’a pas été convoqué chez les commissaires sportifs. Cela dit Stoffel découvre l’âpreté de l’univers de la F1. Peut-être a-t-il un peu sous-estimé la difficulté de la discipline avec en plus un nouveau règlement. Vandoorne réalisait une belle course à Barcelone et signait d’ailleurs les mêmes chronos qu’Alonso (mais personne ne l’aura noté). Il doit maintenant, dans la difficulté, montrer qu’il est fort mentalement, élever son niveau. Il en est totalement capable. Il faudra se ressaisir, pourquoi pas en devançant le pigiste de luxe qu’est Jenson Button.

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