Coups de coeur en cascade en Toscane

Coups de coeur en cascade en Toscane
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Celui qui n’a pas regardé le GP en direct et qui a jeté un œil sur le résultat a dû se dire ... une fois encore un succès d’Hamilton, un doublé Mercedes et bla bla bla...

Pourtant ce fut tout sauf un long fleuve tranquille.

Cette 90ème victoire (à une petite longueur de ce record de Schumacher qui semblait inatteignable), il a fallu aller la chercher.

Je conseille à ceux qui croient erronément que ces courses de F1 s’apparentent à de petites ballades anodines de jeter un œil sur les images du champion du monde juste après l’arrivée, quand il a enlevé son casque.

On a pu voir le degré d’épuisement et les efforts physiques que ce GP lui avait coûtés.

Déjà la veille, Hamilton avait été très impressionnant.

Devancé en P1, P2, P3 et Q1 par son équipier Bottas, il a repris les commandes quand cela compte vraiment.

Mais ce qui m’a frappé, c’est de l’entendre expliquer qu’il a dû bosser ferme toute la soirée de vendredi. Il a “fait sa docu” avec ses ingénieurs, disséquant chaque petit détail de chaque virage pour essayer de trouver quelques millièmes par-ci par-là...

Lors du GP, il a aussi dû se cracher dans les mains. Passé lors du premier départ par Bottas qui avait parfaitement appliqué la stratégie de profiter de l’aspiration dans le long chemin jusqu’au premier virage, Hamilton lui a rendu la monnaie de sa pièce lors du deuxième départ après le premier drapeau rouge.

Et il a réussi à se mettre à l’abri lors du troisième départ après le second drapeau rouge.

Et puis, comme pour prouver qu’il n’est jamais rassasié, il a encore signé le tour le plus rapide, en fin de course, là où d’autres se seraient contentés d’assurer l’essentiel.

C’est impressionnant.

Ce GP de Toscane nous a valu par ailleurs son lot d’émotions.

Des carambolages, des dépassements osés, des images de caméras embarquées décoiffantes sur ces montagnes russes du Mugello.

Et des bons points sympas à attribuer, comme ce premier podium pour Albon, le super GP d’un Ricciardo rappelant qu’il reste un tout bon, les gros points pris par Perez sur une Racing Point sans les évolutions au terme d’un week-end éreintant pour lui, les nouvelles unités prises par Norris qui nous a bien fait rire après la course lors du contrôle anti-dopage où il disait que lorsqu’il doit faire pipi dans un petit pot, c’est comme s’il n’avait plus rien bu depuis 30 jours..., la belle course de Kvyat avant son GP à Sochi et le retour dans les points du Père Räikkönen qui a toujours un sacré coup de volant...et quelques coups de gueule mémorables envers son ingénieur course.

On s’est bien amusé, une fois de plus et on se réjouit aussi de voir que malgré toutes les tôles froissées, chacun est sorti indemne de tous ces fracas.

La collision en chaîne lors du re départ après la voiture de sécurité a fait froid dans le dos.

Mais Bottas n’a rien fait de répréhensible, appliquant à la lettre les principes de conduite dans pareille situation.

C’est toujours le leader qui dicte la cadence.

Il devait se protéger au maximum de toutes les attaques de ceux derrière et vu la topographie des lieux, il se devait de retarder au maximum sa relance sous peine d'être trop vulnérable.

Ceux derrière ont redémarré la course trop tôt et se sont eux-mêmes mis en danger, d’autant que tout dépassement est interdit jusqu’au passage de la ligne de contrôle où le drapeau vert est à nouveau brandi. C'est un sujet qui est régulièrement abordé lors du briefing des pilotes.

Les commissaires sportifs ne s’y sont pas trompés en infligeant un avertissement à 12 d’entre-eux, pour mauvaise usage de l'accélération et du freinage.

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