C'est en Angleterre que tout a commencé pour moi

C'est en Angleterre que tout a commencé pour moi
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En route donc pour l’Angleterre… toujours avec notre carte d’identité belge comme document de voyage. C’est peut-être la dernière fois. Le Brexit pourrait changer les choses… comme dans bien des domaines d’ailleurs.

Chaque fois que je mets les pieds en Angleterre, je me rappelle que c’est là que tout a commencé.

Jeune diplômé en droit, j’y faisais un stage dans un cabinet londonien pour y parfaire mon anglais en attendant mon service militaire.

Passionné par le journalisme, je m’étais mis en tête de tenter ma chance au célèbre tournoi de tennis de Wimbledon.

Qui sait si la rencontre de telle ou telle vedette n’allait pas me permettre de mettre un bout d’orteil dans un univers que je ne connaissais pas.

À force de très grande persévérance, je suis parvenu à obtenir un ticket d’entrée presse pour le premier jour du tournoi. Le but était, muni de mon petit enregistreur audio, de tenter de faire l’une ou l’autre interview. Il a plu toute la journée et je n’ai vu personne.

Je suis donc allé retrouver le responsable des relations extérieures du tournoi pour essayer d’obtenir un ticket pour le lendemain. Je lui avais déjà écrit une lettre de 3 pages pour tenter de le convaincre qu’il pouvait être celui qui allait me donner ma chance et devenir mon “déclic”.

Ce Monsieur que je ne remercierai jamais assez, m’a pris à la bonne et m’a gardé pendant tout le tournoi…, un peu comme une mascotte. Me faisant rencontrer Chris Evert, Jimmy Connors et bien d’autres.

Aucun média belge n’a voulu de mes interviews mais le commentateur de la RTBF présent sur place, Michel de Ville, m’avait repéré. On a discuté et il m’a conseillé d’écrire à telle personne à la RTBF pour essayer d’avoir une entrevue et de plaider ma cause.

Vous connaissez la suite.

C’est donc toujours avec un sentiment très particulier que je franchis la Manche.

D’autant que le Grand-Prix à Silverstone recèle une saveur unique. On y sent la passion du sport automobile. Les fans sont des connaisseurs. C’est la vraie Cathédrale de la Formule 1 qui a accueilli le premier rendez-vous de l’histoire le 13 mai 1950.

Lors de ma première visite à Silverstone, le paddock était très vert, avec du gazon entre les cellules d’accueil des écuries, Aujourd’hui tout cela a bien changé et perdu de la convivialité.

Par contre les plans de mobilité ont bien progressé. Aujourd’hui tout est réglé comme du papier à musique mais ce ne fut pas toujours le cas et je me souviens d’embouteillages monstres où, avec mon consultant de l’époque, on rivalisait d’ingéniosité…et d’audace pour contourner les difficultés.

Je me souviens aussi d’une de mes premières visites qui m’avait valu quelques sueurs froides…ou chaudes. On dormait dans un hôtel près d’Aylesbury quand au milieu de la nuit, nous fûmes réveillés par les sirènes d’alarme et des camions pompiers.

On avait dû quitter nos chambres en catastrophe et on s’était retrouvé sur le parking,…certains d’ailleurs dans des tenues disons originales. La nuit avait été très courte et la journée au circuit bien longue.

Je me souviens également d’un autre hôtel où nous ne parvenions pas à dormir à cause de la soirée de mariage qui se tenait au même endroit.

On était descendu jeter un œil. Très vite, on s’était retrouvé assimilé aux autres convives puis pris en sympathie par les mariés qui avaient vu en notre présence l’occasion de redonner un coup de boost à leur soirée. Plus possible de quitter la fête. Ce fut mémorable.

Pour le reste, espérons que cette nouvelle bataille d’Angleterre nous procurera bien des émotions. On rêve toujours d’une lutte à trois écuries.

Mercedes désireux de reprendre sa marche en avant après le couac autrichien, Ferrari de confirmer son succès de l’an dernier et Red Bull de surfer sur le festival de son prodige Max Verstappen.

Premiers tours de roues ce vendredi.

Keep in touch comme on dit ici.

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