Bakou 2017 : Vettel percute Hamilton, Ricciardo gagne une course folle

Ce dimanche devait se tenir le Grand Prix de Formule 1 en Azerbaïdjan. Comme de nombreuses autres courses, elle a été reportée suite à l'émergence du coronavirus. Plongeons ensemble dans l'édition 2017 à Bakou... une course absolument folle, qui a duré plus de deux heures, remportée par Daniel Ricciardo.

25 juin 2017. 28 degrés. Les bolides sont placés sur la grille, Lewis Hamilton ayant réalisé la pole position, et personne ne s'attend au scénario absolument incroyable qui va suivre.

Le Britannique conserve son leadership, mais il y a du grabuge derrière : Valterri Bottas et Kimi Raikkonen s'accrochent. Le pilote Mercedes doit repasser par son box, son homologue de chez Ferrari sème lui des morceaux de carbone à gauche à droite sur le tracé urbain long de 6.003 kilomètres. Sebastian Vettel en a profité pour s'installer au deuxième rang. Quelques abandons surviennent (Daniil Kvyat et Max Verstappen), plusieurs monoplaces se touchent : tout cela contraint la voiture de sécurité à faire son apparition (la première) au 13e tour.

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La course est relancée trois tours plus tard... mais la voiture de sécurité apparait à nouveau. Il y a encore des débris sur la piste, les risques de crevaisons sont trop importants. Peu avant la fin de la deuxième neutralisation de l'épreuve, alors que le leader Hamilton peut dicter le rythme qu'il souhaite à la meute, Vettel percute le pilote Mercedes à la sortie d'un virage à gauche. L'Allemand a probablement été surpris par la vitesse peu élevée du Britannique. Mécontent, il place sa Ferrari à la hauteur de la Mercedes et le percute, roues contre roues, volontairement cette fois (il écope d'une pénalité de 10 secondes pour ce comportement). On se croit alors à la foire, sur le stand des auto-tamponneuses.

La safety car s'efface, on se dit alors que la 'vraie' course va pouvoir réellement débuter. Le restart est plus ou moins propre, hormis lorsqu'Esteban Ocon tasse son équipier Sergio Perez contre une barrière. Les deux pilotes Force India doivent repasser par la pitlane et la voiture de sécurité entre en action pour la troisième fois, de nouveaux débris jonchant le circuit urbain. Nous sommes alors au 20e tour sur 51. La course est particulièrement chaotique, et ce n'est pas fini. 23e tour : par radio interposée, les pilotes indiquent qu'il y a encore des débris ça et là. La direction de course a suffisamment déployé une technique, il faut passer à une deuxième : le drapeau rouge.

La neutralisation totale dure une vingtaine de minutes. Lorsqu'on relance les machines, le scénario du Grand Prix va gagner en clarté. Vettel, ayant écopé de sa pénalité, ne peut plus viser la première place. Hamilton semble filer vers la victoire, mais malchance pour lui. Sa protection d'habitacle est mal fixée et il doit la tenir (roulant donc à une main) dès que la vitesse est trop grande. Le Britannique repasse par son stand pour changer cela, il ne peut plus s'imposer non plus. Auteur d'un dernier départ en boulet de canon, Daniel Ricciardo (Red Bull), pourtant parti dixième sur la grille et retombé au 17e rang après une touchette, a dépassé trois voitures en une fois, au freinage de la longue ligne droite de départ (2.2 kilomètres), et occupe dorénavant la tête.

Lance Stroll (Williams) hérite alors de la deuxième position, Kevin Magnussen (Haas) de la troisième. La lutte pour le podium est intense car Valtteri Bottas est parfaitement remonté après son pépin du début de course, Esteban Ocon et Fernando Alonso sont dans le coup, tandis que le duo Vettel-Hamilton fait le forcing pour grimper dans la hiérarchie et arracher des grosses unités dans la course à la couronne mondiale.

Les gros bras vont faire le spectacle dans cette fin de GP. Vettel et Hamilton débordent, tour à tour, Alonso, Ocon et Magnussen. Ils finiront respectivement 4e et 5e. Bottas revient lui sur Stroll et lui chipe la deuxième position à quelques mètres de la ligne d'arrivée. Le Canadien de 18 ans se consolera avec son tout premier podium en Formule 1. Un final incroyable du Finlandais, qui doit par contre s'incliner derrière Ricciardo, vainqueur ce jour-là de son cinquième Grand Prix en F1. Pour l'anecdote, le Belge Stoffel Vandoorne (McLaren) terminera au 12e rang.

Trois voitures de sécurité, un drapeau rouge, un vainqueur surprise, un duel musclé entre Vettel et Hamilton : cette première édition du Grand Prix d'Azerbaïdjan (sur un circuit inauguré un an plus tôt avec l'organisation du GP d'Europe 2016) aura marqué très clairement les esprits.

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