Autriche 2002 : Barrichello laisse gagner Schumacher... Le final de la honte !

La Formule 1 revient à Spielberg ce dimanche pour la deuxième manche du championnat du monde. Un tracé où il se passe régulièrement des choses... comme en 2002 avec un scénario hautement inédit.

12 mai 2002. Circuit de Spielberg, long de 4.236 kilomètres. Rubens Barrichello a dominé la séance qualificative au volant de sa Ferrari. Le Brésilien ne le sait pas encore, mais il va participer à une des courses les plus controversées de l'histoire de la F1. Intransigeant le samedi, il a devancé Ralf Schumacher (Williams-BMW), Michael Schumacher (Ferrari), Juan Pablo Montoya (Williams-BMW) et Nick Heidfeld (Sauber).

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Barrichello ne tremble pas à l'extinction des feux. Le pilote brésilien possède une expérience impressionnante et gère parfaitement cette manche autrichienne. Cette dernière s'apparente, il faut le reconnaitre, à un dimanche calme. Une sorte de procession, un film sans rebondissement, un défilé des bolides sans grand suspense. Le public frémit quelques instants au 62e tour lorsque Michael Schumacher occupe la tête le temps d'un passage à la pompe de son équipier.

L'écart entre les deux bolides rouges n'est que de quelques secondes et le Baron rouge revient, notamment grâce au meilleur tour en course lors de la 68e boucle (sur 71). Personne ne s'en doute, mais Ferrari a un plan... Et quel plan ! Dans le dernier tour, dans la ligne droite des stands, alors qu'il ne reste que quelques mètres sur les 307.146 kilomètres de course, Barrichello lève volontairement le pied de la pédale d'accélérateur et laisse passer son chef de file Schumacher. Incroyable ! Stupéfiant ! Honteux ! La consigne d'équipe indiquée par l'écurie italienne passe très mal. Les spectateurs huent, sifflent et adressent des pouces baissés en direction des deux protagonistes, qui se rendant compte de la polémique qu'ils viennent de créer.

Rebelote naturellement sur le podium. Controverse, scandale, honte : les spectateurs poursuivent les huées. Pour la symbolique, Schumacher, bien mal à l'aise, conseille à Barrichello de s'installer tout de même sur la plus haute marche du podium, complété par Montoya. Cette arrivée plus que marquante poussera les responsables de la F1 à modifier le règlement afin d'éviter ce type de consignes à l'avenir.

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