Alonso : "L'IndyCar, c'est comme rouler en skateboard sous le soleil"

Fernando Alonso avec Sebastian Vettel
Fernando Alonso avec Sebastian Vettel - © LLUIS GENE - AFP

Début mai, Fernando Alonso prenait le volant pour la première fois d'une Formule Indy à Indianapolis. Une prise de contact initiale très encadrée pour le pilote espagnol, engagé en F1 avec McLaren-Honda, qui tente l'audacieux pari de s'aligner aux 500 Miles d'Indianapolis le 28 mai prochain.

La décision inédite d’Alonso a constitué un coup de tonnerre dans le monde du sport automobile. L’Espagnol de 35 ans est revenu sur le sujet au micro de la RTBF.

"Je vis ça comme mes débuts dans une discipline différente avec une technique de conduite différente. En Formule 1, c'est assez agressif comme style de conduite : on freine le plus tard possible, on tourne, on accélère en sortie de virage et on essaie de patiner le moins possible pour bien sortir du virage. En IndyCar, c'est comme... rouler en skateboard, sous le soleil, on conduit à la limite de l'inconfortable à ces vitesses très élevées. Les premiers tours, je les ai un peu vécus comme un choc, mais il faut essayer de comprendre la voiture, ses besoins, et c'est aussi une question de courage ! A ces vitesses, il faut avoir une confiance totale en sa voiture, il y a de nombreuses différences par rapport à ce à quoi nous sommes habitués en F1. C'est du plaisir, c'est de l'apprentissage, c'est une bonne expérience qui me donne beaucoup de plaisir", a-t-il raconté à notre micro.

Avant d'ajouter : "Je pense que dans ce projet, tout le monde dépense beaucoup d'énergie et se dévoue à 100%. Les membres de l'équipe, notre staff technique, ils sont tous au top niveau ! Nous avons rassemblé chez McLaren quelques-uns des meilleurs éléments de chaque écurie au fil des années. Nous formons aujourd'hui une équipe incroyable, tous ensemble. Malheureusement, nous manquons de performance au niveau du bloc moteur, et on ne peut pas faire grand-chose de notre côté pour y remédier. C'est la troisième année de ce projet, et nous ne voyons pas venir les progrès que nous espérions. Mais la saison est encore longue ! Nous n'en sommes qu'à la cinquième course, nous avons le potentiel pour être bien plus performants qu'à l'heure actuelle, et je m'attends toujours à une réaction très forte de la part de l'équipe et à avoir une voiture très compétitive d'ici quelques courses. Si cela se produit, on verra ce que le futur nous réserve."

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