Alerte rouge chez Ferrari

Alerte rouge chez Ferrari
Alerte rouge chez Ferrari - © Belga

Nous voici donc à Baku qui accueille son quatrième Grand-Prix, le troisième d’Azerbaidjan puisque la première édition en 2016 était labellisée Grand-Prix d’Europe.

Baku, la capitale de cette ancienne République soviétique qui s’occidentalise beaucoup, s’étend de la mer Caspienne aux chaînes montagneuses du Caucase. Une ville qui allie le moderne et l’ancien avec la cité historique que traversent d’ailleurs les F1 dans des espaces pour le moins étriqués, qui contrastent avec l’interminable ligne droite des stands.

C’est un Grand-Prix qui nous offre traditionnellement des courses un peu folles et à rebondissements. La question majeure de ce week-end concerne Ferrari. Favoris au terme des essais hivernaux à Barcelone, les Rouges sont bien loin des espérances imaginées. Hors du coup en Australie, dominatrices mais pas assez fiables à Barhain, à bonne distance des Mercedes en Chine, les Ferraris accusent déjà un retard de 57 points au championnat constructeurs.

S’ajoutent à cela les remous engendrés par les consignes d’équipe favorisant le plus titré et le plus expérimenté des pilotes maison, Sebastian Vettel. Ferrari ne s’est pas rendue populaire en agissant de la sorte et la pression s’accumule...surtout sur le pilote allemand qui se retrouve un peu malgré lui dans le mauvais rôle. Je ne suis pas sûr que cette politique pourra encore se poursuivre bien longtemps. Surtout si Charles Leclerc continue à épater la galerie.

À Baku, il s’est déjà imposé en F2 en 2017, le week-end du décès de son Papa à qui il avait rendu le plus émouvant des hommages.
Pourquoi ne pas tout simplement accepter que le monégasque peut être une menace pour Vettel et les laisser se battre sur la piste, surtout si tôt dans la saison ? Il me semble un peu prématuré de ne miser que sur un cheval (cabré), sans savoir d’ailleurs si c’est le bon.

Reste encore le niveau de performance insuffisant de la monoplace italienne. Une belle vitesse de pointe qui ne peut compenser les pertes de temps dans les virages les plus lents. Ici, Ferrari amène ses premières véritables évolutions. Il est capital qu’elles permettent d’inverser la tendance.

Mattia Binotto, le leader technique, est certainement à même de donner les bonnes impulsions mais je me pose tout de même une question. En cumulant les casquettes de patron technique et patron tout court, ne se disperse-t-il pas un peu ?
Les discussions politiques en ces temps de négociations des règlements de la F1 du futur doivent lui prendre du temps et de l’énergie...qu’il ne peut consacrer aux tâches techniques. 

En face, Toto Wolff supervise et organise tout mais surtout délègue plusieurs responsabilités à Andy Cowell, James Allison, Andrew Shovlin et consorts. Mercedes qui affiche toujours ce souci de la perfection et de l’efficacité avec 3 doublés au compteur et un Lewis Hamilton déjà leader du championnat. Alors que l’on n’a pas encore vu le meilleur Hamilton en piste.

C’est d’autant plus inquiétant pour Ferrari et il est d’autant plus urgent de réagir. Sans parler de Red Bull, en embuscade, avec un Max Verstappen plus régulier et mature qu’autrefois. Avec une troisième et deux quatrièmes places, il est troisième du championnat... à 29 points seulement et devant les pilotes Ferrari.

Chez Red Bull, on s’accroche en attendant l’Espagne et les premiers vrais développements sur le châssis. Une nouvelle spécification du moteur Honda est déjà prévue ce week-end. Si l’écurie de Christian Horner venait à se mêler bientôt aux débats, les points perdus par Ferrari en ce début de saison risqueraient de peser lourd au décompte final...
Je vous le disais, alerte rouge chez Ferrari...

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