5 souvenirs marquants du Grand Prix d'Australie de Formule 1

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Le grand-prix de Formule 1 d’Australie a vécu cette année l’un de ses épisodes les plus singuliers avec l’annulation pure et simple de l’épreuve. Le Coronavirus aura donc eu raison de cette manche inaugurale du championnat 2020. Mais la course australienne a souvent réservé du spectacle sur la piste. Retour sur cinq dates marquantes à Adélaïde et Melbourne.

1986 : Prost, Piquet, Mansell, trois pilotes pour un titre

Au moment d’aborder le dernier rendez-vous de la saison 1986 en Australie, ils sont encore trois à pouvoir prétendre à la couronne mondiale. Nigel Mansell occupe la tête du championnat, mais le Britannique ne possède que six points d’avance sur Alain Prost et sept sur Nelson Piquet, son équipier chez Williams. De quoi clôturer l'année par un grand-prix d’anthologie.  

Un sacre qui semble s’envoler pour Alain Prost après une vingtaine de tours. Le pilote McLaren doit rentrer aux stands après une crevaison. Mais peu après la mi-course, le Français est revenu dans le sillage de Piquet et Mansell. Le trio pour le titre est réuni derrière Keke Rosberg, leader du grand-prix.

Les prémices d’un épilogue de folie. Rosberg, victime d’une crevaison, rend les armes. Quelques instants plus tard, Mansell subit la même mésaventure à plus de 300km/h. Catastrophe pour le leader du championnat, éliminé de la course à la couronne.

Le championnat se joue donc entre Piquet et Prost. Mais pour éviter la mésaventure endurée par Mansell, le Brésilien rentre pour changer de pneus. Un passage par les stands qui lui coûtera le titre. Alain Prost est sacré champion du monde pour la deuxième fois, deux points devant Mansell, trois devant Piquet au terme d’un final époustouflant. Le Français conserve son titre mondial.

1989 : Thierry Boutsen roi du chaos, 8 voitures à l'arrivée

Le grand-prix d’Australie 1989 se dispute sous un déluge. Plusieurs pilotes ne souhaitent pas prendre le départ de cette course marquée de bout en bout par l’aquaplaning et le manque de visibilité. Alain Prost choisit d’ailleurs de ne pas s’élancer, mais le Français avait déjà coiffé la couronne mondiale quinze jours auparavant au Japon après un duel avec son équipier Ayrton Senna. Un face-à-face qui aura marqué l’histoire de la F1.

Pas de lutte pour le titre donc sous la pluie d’Adélaïde, dernier rendez-vous de la saison, où seules huit voitures rallieront l’arrivée. Des conditions rocambolesques qui profitent à Thierry Boutsen. Le Belge s’impose devant Alessandro Nannini et Riccardo Patrese. Il décroche son deuxième succès après celui acquis au Canada plus tôt dans l’année. Boutsen remportera sa troisième et dernière victoire dans la catégorie reine la saison suivante lors du grand-prix de Hongrie.

1994 : premier titre polémique pour Michaël Schumacher

À l’entame du dernier rendez-vous de la saison, un point sépare Michaël Schumacher, leader du championnat, de Damon Hill. Sur le tracé d’Adélaïde, la lutte s’annonce donc intense entre les deux hommes et le duel tient toutes ses promesses. Schumi ne parvient pas à décramponner le pilote Williams.

L’Allemand part à la faute, touche le mur et revient sur la piste. Il sent le titre lui échapper et ferme la porte à la Williams de Damon Hill. C’est l’accrochage entre les deux hommes. Schumacher abandonne, mais la monoplace de Hill est également trop endommagée pour poursuivre la course. Schumi décroche donc un premier titre de champion du monde polémique "grâce" à cette collision. Le pilote Benetton offre à l’Allemagne son premier sacre mondial en F1.

L’accrochage rappelle en tout cas furieusement celui survenu au Japon en 1989 entre Alain Prost et Ayrton Senna. Le Français y avait coiffé la couronne mondiale.

2002 : carnage au premier virage

Le départ du GP d’Australie 2002 est marqué par un spectaculaire incident. Après quelques mètres seulement, la Williams de Ralf Schumacher décolle sur la Ferrari de Rubens Barichello. L’image fait froid dans le dos, mais les deux pilotes sortent indemnes de l’accident. S’ensuit une véritable hécatombe avec huit voitures impliquées dans un autre accrochage au premier virage.

La victoire, elle, reviendra à Michaël Schumacher au terme d’une chaude explication avec Juan Pablo Montoya. Cette édition du GP d’Australie est également marquée par le premier podium d’un petit nouveau, le jeune… Kimi Räikkonen (McLaren), 23 ans. Nouveau venu également, Mark Webber empoche ses premiers points en F1 au volant de la modeste Minardi.

2016 : l’effroyable crash d’Alonso

L’édition 2016 du GP d’Australie restera dans les mémoires pour l’effroyable accident de Fernando Alonso. L’Espagnol, miraculeusement sorti indemne d’une série de tonneaux après avoir percuté l’arrière de la monoplace d’Esteban Gutierrez. Pas suffisamment remis du crash pour le grand-prix suivant à Bahreïn, Alonso a dû laisser sa place le temps d'une course à un certain Stoffel Vandoorne dans la McLaren. Le Belge avait bouclé ce deuxième rendez-vous de la saison à la 10ème place, empochant le premier point de sa carrière.