4/0 pour Mercedes qui tutoie la perfection

4/0 pour Mercedes qui tutoie la perfection
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Bien sûr il reste 17 Grand-Prix et les choses peuvent encore évoluer mais quel début de saison inattendu et tonitruant des Mercedes.
Quatre doublés..., c’est une première.
Mercedes avait égalé en Chine le record de trois doublés consécutifs de Williams en 1992.
Mais à l’époque, la supériorité de la Williams était bien plus marquée. Plus d’une seconde plus rapide que les autres en qualifs, ce qui n’est pas le cas avec Mercedes cette année.
Ce qui frappe aujourd’hui, c’est l’incroyable force collective du team de Toto Wolff. Quelle partition parfaite...!
Pas d’erreurs des pilotes, pas de fautes de stratégie, pitstops parfaitement exécutés, sérénité totale dans la gestion des week-ends de course.

En fait, le plus gros écueil pour Mercedes pourrait venir d’eux-mêmes.
Et par exemple éviter la détérioration de l’harmonie entre Bottas et Hamilton.
Éviter de voir revenir les tensions de l’époque Hamilton Rosberg, de 2014 à 2016.
Deux victoires partout, un seul petit point d’écart..., celui du tour le plus rapide de Bottas à Melbourne..., le duel du duo Mercedes promet d’être serré...
Bottas a un peu élevé son niveau, se sent très en confiance dans la Flèche d’argent 2019 et connaît aussi un peu plus de réussite que l’an dernier.

En attendant de voir ce que les évolutions aérodynamiques très attendues apporteront en Espagne à la Red Bull d’un Verstappen très régulier, que dire encore de Ferrari...?
Un nouveau week-end manqué et des chiffres alarmants.
74 points de retard aux Constructeurs et 35 au Championnat Pilotes pour Vettel (40 pour Leclerc)..., ça devient beaucoup.
À Barcelone où les Rouges avaient survolé les essais hivernaux, il leur faut un doublé convaincant.
Vettel prétend que Ferrari a tous les ingrédients mais ne parvient pas pour l’instant à faire prendre la sauce.
C’est vrai qu’à Barhain, Leclerc aurait dû gagner si la fiabilité avait été au rendez-vous.
Mais la fiabilité fait partie de la course automobile.
À Baku, Leclerc aurait aussi pu s’imposer.
Le week-end avait merveilleusement démarré pour le monégasque.
Puis tout s’est effiloché en qualifications.
Une sortie dans le mur au virage numéro 8 qui coûte très cher.
À Leclerc d’abord et à Vettel ensuite.
Qualification qui se prolonge, température qui diminue de manière conséquente et la tendance s’est inversée.
Plus moyen de faire fonctionner les pneus chez Ferrari et regain de vitalité soudain chez Mercedes qui retrouve toute sa verve avec la chute du thermomètre.
Reste quand même quelques questions...
Pourquoi être sorti en pneus Médium en Q2 alors que tout fonctionnait tellement bien et que le risque d’un incident ou drapeau rouge était bien réel...?
Pourquoi Vettel sorti en cinquième position de la voie des stands pour le dernier run en Q3 s’est-il retrouvé seul en tête de meute sans pouvoir bénéficier de l’aspiration si déterminante ici...?
L’allemand s’est bien fait berner par les Mercedes sorties les premières mais s’arrêtant en bout de pitlane pour simuler un calibrage d’embrayage et laisser passer les autres.
Pourquoi avoir traîné en course pour faire rentrer Leclerc, ce qui ne lui a pas permis de menacer Verstappen pour la quatrième place...?
On peut continuer à se poser des questions mais les faits sont là...
Ferrari a, je pense, une bonne voiture mais c’est l’exécution de toutes les facettes nécessaires pour briller en F1 qui connaît des ratés...par rapport à la force de frappe Mercedes, formation parfaitement huilée, en confiance, rigoureuse, travailleuse, efficace...

Barcelone, c’est déjà presque un quitte ou double pour Ferrari.
En gardant tout de même à l’esprit que les choses peuvent parfois basculer bien vite dans une compétition à un niveau si relevé...Allez, tout n’est pas encore perdu pour Ferrari...

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