Voici comment le sport auto virtuel a convaincu les sceptiques

Maxime Berger et la Porsche N.91
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Maxime Berger et la Porsche N.91 - © RTBF.be / Twitter-WEC

La première édition des 24 Heures du Mans virtuelles s'est tenue ce week-end, date initialement prévue pour les célèbres véritables 24 Heures, reportées aux 19 et 20 septembre prochains en raison de la crise du coronavirus.

Suite à ce report, l'Automobile Club de l'Ouest (ACO) a eu l'idée d'organiser une édition virtuelle sur la plateforme rFactor 2, l'une des références en matière de simulation de sport automobile. Et l'expérience a convaincu de très nombreux sceptiques. Voici les quatre raisons majeures.

Le plateau impressionnant

Charles Leclerc, Max Verstappen, Fernando Alonso, Simon Pagenaud, Juan Pablo Montoya, Rubens Barrichello, Jenson Button, Lando Norris, Pierre Gasly, Sébastien BuemiJean-Eric Vergne ou encore Stoffel Vandoorne par exemple... La crème de la crème du sport automobile était engagée sur l'épreuve. 

De quoi donner un somptueux coup de projecteur sur la discipline, souvent méconnue. Sur les 200 pilotes engagés, 115 étaient des véritables pilotes et 85 sont des simracers, là aussi les meilleurs des meilleurs. Le mix était intéressant. Certains avec un matériel très haut de gamme, d'autres tout aussi efficaces sur une simple table de bureau.

La qualité du produit

Les constructeurs impliqués dans le championnat réel, Toyota, Aston Martin, Porsche, Corvette et Ferrari, ainsi que des équipes privées, ont décidé de participer à l'aventure. Soit cinquante voitures, trente prototypes et vingt GT. Et ce grâce à des pilotes se trouvant aux quatre coins du monde et par l'intermédiaire... d'une simple connexion à internet.

Pour marquer l'événement, l'ACO a mis les petits plats dans les grands et a mobilisé ses équipes de réalisation habituelles. Le produit fini avait donc totalement des allures de vraies 24H avec des gros plans, des ralentis saisissants pris sous différents angles sélectionnés, des caméras embarquées, des incrustations, des dizaines d'interviews remplies d'analyses.

Le réalisme du jeu

Pour celles et ceux qui auraient pris la course en cours, il aura fallu y regarder à deux fois avant de se rendre compte qu'il s'agissait de voitures virtuelles et non de voitures réelles. Les modèles des voitures, les couleurs, les sonorités des moteurs, les détails du tracé reproduits scrupuleusement, les codes des sports automobiles, tout y était.

Le jeu permet, de plus, le passage du jour à la nuit, des variations météorologiques, des arrêts aux stands pour changer de pilote, de pneus, ravitailler ou encore réparer une voiture après un accident. Un exploit technologique remarqué et remarquable, qui aura permis aux pilotes de découvrir ou de redécouvrir le mythique et somptueux tracé dessiné dans la Sarthe.

Le spectacle en piste

Le spectacle était, comme par exemple lors du Grand Prix de Formule 1 virtuelle disputé au Brésil, au rendez-vous, salué en direct par des icones comme Jacky Ickx, Jackie Stewart ou notamment le Docteur Wolfgang Ullrich (ancien directeur d'Audi Sport), sincèrement impressionnés par les images qui défilaient sous leurs yeux.

Des dépassements, des rebondissements, les Hunaudières avalées à des vitesses folles, des favoris en difficulté, des voitures de sécurité, des bolides dans les bacs à sable, le phénomène de l'aspiration, là aussi les codes du sport automobile et d'une compétition étaient parfaitement respectés. Cette diffusion a aussi permis d'approcher de plus près la communication entre les pilotes et les ingénieurs ainsi que la concentration et l'adaptation des funambules du volant (sans les casques, on voit davantage les regards et les émotions avec les ingénieurs).

Certes il y a eu quelques bugs techniques (surtout au niveau des serveurs de l'organisation), certes les sonorités ne sont pas aussi agréables à l'oreille, certes on pourra toujours trouver des défauts. Les 24H du Mans virtuelles ne remplaceront pas le célèbre double-tour d'horloge, bien sûr, mais cette expérience a prouvé avec brio sa complémentarité avec l'épreuve réelle. Ca tombe bien, c'est exactement ce qu'on attendait d'elle.

La course était virtuelle, l'atmosphère des 24H était elle totalement présente.

Le résumé vidéo de la course

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