Six heures de Spa : la répétition générale des 24 heures du Mans

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Après Silverstone, le WEC (le championnat du monde d'endurance) débarque à Francorchamps à l'occasion des 6 heures de Spa. Lors de la première manche, c'est la Toyota de Davidson, Buemi et Nakajima qui s'est montrée la plus rapide.

A Francorchamps, on devrait à nouveau assister à une belle bagarre entre Porsche et Toyota. Le WEC, en tout cas dans la catégorie LMP1, s'apparente désormais à un duel entre le constructeur allemand et son homologue nippon et cela depuis le retrait définitif d'Audi.

Un départ qui a fait craindre le pire à Gérard Neveu, le Directeur Général du WEC : "A chaque fois qu'un grand compétiteur se retire d'un championnat, on a toujours des craintes. Nous avons effectivement souffert du départ d'Audi qui est un constructeur important et qui a marqué l'histoire de l'endurance. C'est aussi un grand team avec des pilotes talentueux. Nous avons été dans l'expectative. Non pas sur les capacités de Porsche et Toyota à être compétitifs mais à deux, c'est toujours plus difficile qu'à trois. Heureusement, la première manche à Silverstone nous a vite rassuré. Les deux constructeurs encore présents sont prêts et ils nous on offert une bagarre incroyable avec à peine six secondes d'écart entre les deux marques et cela après six heures de course".

Quatre courses pour le prix d'une

Et puis, comme le souligne le promoteur, le championnat du monde d'endurance ne se limite pas à une seule course en LMP1 (l'épreuve reine) mais propose quatre catégories bien distinctes...."Il n'y a pas que le LMP1 dans le WEC. Il y a aussi le LMP2 avec des nouvelles voitures plus rapides. Des autos remarquables qui vont quasiment aussi vites que les protos LMP1. On retrouve dans cette catégorie, des pilotes de renom comme Romain Dumas mais aussi Bruno Senna, Nicolas Prost ou encore Nelson Piquet junior. Sans oublier le GTEPro avec Porsche, Ferrari, Aston Martin et Ford. Quatre constructeurs qui nous livrent des batailles fantastiques avec des voitures qui sont très proches les unes des autres. Enfin, n'oublions pas le GTEAM. Il y aura en tout cas du suspense dans chacune des catégories".

Duel Porsche-Toyota

Un suspense qui se limitera toutefois au duel Porsche-Toyota en LMP1. "L'histoire de l'endurance et du Mans en particulier a souvent été faite de duels et pas forcément de bagarres à trois, quatre ou cinq. Il vaut parfois mieux avoir deux bons plutôt que trois moyens. Et là, on a deux très bons avec une superbe technologie. On n'en parle pas souvent car c'est très technique et compliqué mais en termes de moteurs hybrides et électriques, c'est ce qui se fait de mieux au monde aujourd'hui. Ce sont des voitures qui allient la performance et la technologie sans gommer le charme de la course avec le bruit des moteurs et le look agressif des voitures. Ces protos sont de vrais laboratoires de développement. Ils vont de plus en plus vite tout en consommant de moins en moins d'essence et de pneumatiques. Ce qui va dans le sens des préoccupations actuelles avec les voitures du quotidien".

Le retour de Peugeot ?

Un troisième constructeur pourrait toutefois (re)venir en LMP1 puisque le retour de Peugeot, parti en 2012, a été évoqué. "C'est notre souhait en tant que promoteur. Peugeot est parti il y a cinq ans suite des soucis extra-sportifs. Un départ injuste pour un team très compétitif. C'est vrai que Peugeot est un constructeur qui réfléchit sérieusement à son retour en endurance. Je sais qu'il y a des réunions quasi-hebdomadaires entre Peugeot, la FIA, l'ACO (organisateur des 24 heures du Mans) et aussi les autres constructeurs engagés en LMP1. C'est à Peugeot a prendre sa décision mais la marque au lion a clairement sa place en endurance. Elle l'a prouvé par le passé et c'est aussi un constructeur tourné vers le futur".

Spa incontournable

Pour la 6ème année consécutive, Francorchamps accueille donc le WEC. L'anneau ardennais semble désormais incontournable même si l'élaboration du calendrier pose souvent bien des soucis aux promoteurs. "C'est toujours difficile d'établir le calendrier. Particulièrement en Europe où les équilibres économiques sont très fragiles. Nous ne voulons toutefois pas tomber dans la tentation de faire de l'ultra-exotisme en allant sur des circuits qui nous paient pour venir. On pense que pour le championnat garde son intérêt, il faut un équilibre entre traditions et nouveautés. D'autant que le sport automobile et plus précisément l'endurance sont nés en Europe. Spa fait partie du patrimoine automobile. C'est un circuit magnifique avec un public de connaisseurs. Toutes les conditions sont donc réunies pour venir à Francorchamps. Un endroit que les pilotes et les teams apprécient particulièrement".

Répétition générale

Deuxième manche du championnat, juste avant les 24 heures du Mans, Francorchamps est donc considéré comme l'ultime répétition avant le célèbre double tour d'horloge de la Sarthe. "C'est un circuit qui est exigeant et très rapide. Il est situé idéalement au centre de l'Europe et la plupart des teams ont leurs usines en Europe. Donc, juste avant le Mans, la configuration de ces différents facteurs est très importante. Les teams peuvent effectuer leur dernière répétition et ensuite encore opérer les ultimes réglages nécessaires avant les 24 heures".

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