Xavier Siméon dévasté par le décès de Fausto Gresini : "Un Grand Monsieur qui m'a donné ma chance"

Double champion du monde en 125cc en 1985 et 1987, Fausto Gresini est décédé, ce matin, à l’âge de 60 ans des suites du Covid-19. En 2014 et 2015, Xavier Siméon a roulé pour le Team Gresini en Moto2. Depuis Andorre où il réside, nous avons pu joindre le pilote Zélos/ Classic 21, très affecté par la disparition de celui qui pendant deux saisons lui a permis de vivre ses meilleurs moments en Moto2.

Xavier Siméon, comment avez-vous appris la disparition de Fausto Gresini ?

En fait des rumeurs circulaient depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux, démenties par son fils. Mais, un peu plus tard, j’ai pris connaissance d’un communiqué officiel du team. Mais, je ne peux toujours pas y croire, c’est une grosse émotion. J’étais certain qu’il allait guérir et que j’allais bientôt le retrouver dans le paddock. Je suis dévasté.

Vous le connaissiez personnellement, vous avez roulé pour le Team Gresini en Moto2 en 2014 et 2015.

J'ai eu la chance d’évoluer sous ses ordres pendant deux saisons. Il m’avait donné ma chance. Avec lui, j’ai obtenu mes premiers podiums, mes premières poles, ma première victoire avec lui. J’ai vécu deux belles saisons en Grands Prix. Je garde d’excellents souvenirs de cette période. C’était un Grand Monsieur, un véritable passionné.

Vous l’avez côtoyé pendant deux saisons. Comment était-il comme patron d’écurie ?

C’était un businessman mais avant tout un compétiteur. C’est pour cela que j’ai vécu mes plus belles années au sein de son team. Chez lui, j’avais une moto pour me battre pour le podium. Avec lui, c’était le résultat avant tout.

Sa disparition va laisser un vide au sein du paddock ?

Fausto, il va me manquer, c’est certain. Il avait un sacré caractère. Quand il avait quelque chose à vous dire, il vous le disait immédiatement sans y mettre les formes. C’était quelqu’un d’entier. Il a été aussi un grand champion avant d’être un grand manager. Oui, il va énormément manquer.

Quelle image allez-vous retenir de lui ?

Je ne retiendrai que les bonnes images. Il y en a eu aussi des mauvaises mais je ne retiendrai que les bonnes comme celle où nous sommes tombés dans les bras après l’arrivée du Grand Prix d’Allemagne en 2015. Il était aussi heureux que moi, c’est comme s’il avait lui-même remporté ce Grand Prix…

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