Victoire de Hezemans/Kumpen/Menten/Mollekens

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La Corvette Z06, numéro 4, de l'équipage composé d'Anthony Kumpen et Kurt Mollekens, ainsi que des Néerlandais Mike Hezemans et Jos Menten, a remporté les 24 Heures de Spa automobiles, 4e manche du championnat FIA GT, dimanche sur le circuit de Spa-Francochamps.

Le triplé Maserati réalisé aux essais n'était pas révélateur de l'équilibre des forces en présence puisque, dès les premiers tours de course, les Corvette prenaient la direction des opérations. L'escadron américain perdait pourtant un premier élément quand, après 2h15 de course, la voiture du Brésilien Roberto Streit sortait de la route au Raidillon.
En tête, la Corvette du Selleslagh Racing Team creusait l'écart sur le reste du peloton lorsqu'un violent orage éclatait sur le coup de 19 heures, piégeant plusieurs pilotes chaussés en pneus slicks dont Jacques Villeneuve, l'ancien champion du monde de Formule 1.
Après une neutralisation, la ronde pouvait reprendre, placée sous le signe d'une lutte à couteaux tirés entre trois Maserati et deux Corvette. C'est peu après minuit que survenait le deuxième événement majeur du double tour d'horloge : Andrea Bertolini perdait le contrôle de la Maserati de pointe à la sortie du double gauche et percutait le rail. S'il parvenait à ramener la machine blessée au stand, l'intervention des mécanos faisait plonger la n°1 dans les profondeurs du classement.
Et à peine ce coup du sort digéré, le clan Vitaphone encaissait un nouveau coup dur lorsque la MC 12 d'Alessandro Pier Guidi rejoignait son box avec l'avant endommagé par une touchette. En soi, l'incident n'était pas grave mais il allait avoir des conséquences déterminantes : lors du changement de pneumatiques, une roue avait roulé sous la voiture sans que personne ne s'en aperçoive et lorsque les vérins pneumatiques s'abaissaient, la GT transalpine atterrissait en équilibre instable sur le pneu, occasionnant des dégâts au fond plat et à un radiateur. Le temps de procéder au changement des pièces abîmées et la voiture chutait elle aussi dans la hiérarchie.
Cette cascade d'incidents laissait aux prises deux Corvette face à la seule Maserati qui n'avait pas connu de souci majeur. Ces trois bolides allaient animer toute la nuit, échangeant leurs positions au gré des ravitaillements et franchissant le cap de la mi-course seulement séparés par moins de sept secondes ! La lutte se poursuivait durant la matinée, Oliver Gavin établissant le meilleur tour en course peu après le lever du jour.
Mais alors que la Maserati n° 2 s'était ménagé un petit avantage vers 10 heures du matin, un nouveau rebondissement survenait quand une roue arrière se détachait. Alex Müller tentait bien de ramener la voiture au stand mais il était arrêté par la direction de course et l'abandon était bientôt prononcé, signifiant la fin des espoirs d'Eric van de Poele de conquérir un sixième succès dans l'épreuve ardennaise. La tension ne baissait pas pour autant car la lutte de prestige entre les Corvette du Selleslagh Racing Team et du Pekaracing n'autorisait pas le moindre relâchement.
Le dénouement intervenait vers midi lorsqu'une fuite d'huile était diagnostiquée sur la C6R du SRT : « Une durit a lâché et elle est très difficile à remplacer, c'est fichu pour nous », commentait tristement Maxime Soulet.
La voiture reprenait brièvement la piste avant de revenir au stand pour y attendre la fin de course. Une voie royale s'ouvrait dès lors pour la dernière Corvette valide, engagée par le Pekaracing pour nos compatriotes Anthony Kumpen, Kurt Mollekens (vainqueur en 2000 sur une Peugeot 306) associés aux Hollandais Mike Hezemans (lui aussi victorieux sur une Corvette en 2007) et Jos
Menten. Le premier et le troisième nommés en profitaient pour prendre le commandement du championnat FIA-GT.
Derrière la Corvette victorieuse, la Maserati de Vosse-Lémeret-Pier Guidi-Rosenblad récoltait le premier accessit au terme d'une remontée méthodique, la dernière marche du podium revenant à l'étonnante Audi R8 LMS menée notamment par l'ancien vainqueur Marcel Fässler. En GT2, le festival de la Porsche 997 de Patrick Pilet se terminait quand son équipier français Raymond Narac sortait sur une traînée d'huile. La Ferrari de Pierre Käffer prenait le relais avant de disparaître durant la nuit (boîte de vitesses) et de céder le relais à l'autre 430 de Gianmari Bruni-Toni
Vilander-Jaime Melo-Luis Perez Companc qui n'allait plus lâcher les commandes.
Quant à la catégorie G3, elle était dominée quasiment de bout en bout par la Ford GT de Thomas Mutsch-Maxime Martin-Peter Wyss-Marc Hennerici. Ceux-ci connaissaient pourtant des soucis en vue du but à cause d'un fond plat épris de liberté mais ils conservaient l'avantage sur les Porschistes lancés à leurs trousses.

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