Todt: La F1 à Spa? Une question gouvernementale

Jean Todt
Jean Todt - © EPA

"Tout n'est pas réuni pour que la France accueille à nouveau une course de Formule 1, a affirmé Jean Todt, le président de la Fédération internationale de l'automobile en marge du Grand Prix de Corée du Sud.

L'ancien mentor de Ferrari a aussi estimé que le Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps relevait d'une "question gouvernementale plus que sportive."

"Le monde change, l'économie aussi. On doit y être attentif", a ajouté Jean Todt commentant les effets de la crise sur la F1. "Il ne s'agit pas seulement de l'Europe qui pourrait perdre un GP. En Belgique ? C'est une question gouvernementale plus que sportive. Nous espérons garder encore longtemps Spa, qui est une superbe course. Mais s'il n'y a plus d'argent, ce sera un problème. Quant à la France... Je suis Français mais je n'ai pas la responsabilité d'assurer un GP de France. C'est lié au pays, à la Fédération nationale, au promoteur, et à la FOM de Bernie Ecclestone. Quand tout cela est réuni, la FIA, en tant que législateur, a la responsabilité d'avaliser le circuit. Mais nous ne sommes pas impliqués dans tout le processus. Si on me demande si la France devrait avoir un GP dans le calendrier FIA, je pense que oui. Mais malheureusement, tout n'a pas été réuni pour le permettre".

Jean Todt confirme ainsi les propos du Britannique Bernie Ecclestone, 80 ans, grand argentier de la F1, qui avait affirmé cette semaine qu'une menace pesait à nouveau sur certains Grand Prix européens, dont celui de Belgique à Spa-Francorchamps, précisant que quelques épreuves européennes vont à l'avenir disparaître du calendrier, afin de permettre à ce dernier de s'étendre (encore davantage) en Asie, où la discipline jouit d'une énorme popularité. La Belgique, l'Angleterre et la Turquie seraient ainsi en première ligne face au peloton d'exécution.

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