F1 : Mercedes, stop ou encore… ?

Grosse journée ce mardi en F1 avec la présentation de deux monoplaces 2021. Honneur aux champions du monde avec Mercedes en "on line" depuis le centre technique de Brackley en Angleterre. L’écurie allemande reste sur sept titres consécutifs.

La question est donc toute simple : pourquoi, alors que le règlement reste assez stable, une telle armada si performante ne poursuivrait-elle pas son implacable domination ? A priori, on ne voit pas. Et pourtant…

Il y a d’abord le simple fait que toutes les séries se terminent un jour. Comment Toto Wolff trouvera-t-il les mots pour maintenir le même niveau d’excellence encore et encore… ? Il faudra éviter le piège de l’accoutumance au succès.

Désormais, l’écurie modifiée dans sa structure dirigeante puisque Mercedes F1 est aujourd’hui divisée en parts égales entre Daimler, Ineos le sponsor titre et Toto Wolff.

Le règlement est stable mais il y a néanmoins quelques aménagements au niveau du fond plat, du diffuseur et des écopes de freins arrière. Cela aura-t-il un impact sur les flèches noires ? Des Mercedes qui ne pourront plus non plus utiliser leur fameux DAS, ce système ingénieux de direction à deux axes qui modifiait les réglages du train avant.

Mercedes qui a stoppé assez tôt le développement de la voiture 2020 pour se concentrer sur 2021. La bonne approche ?

Il faudra aussi s’adapter au nouvel environnement de travail, avec l’apparition du budget plafond qui contraindra les grosses structures à réduire la voilure, et aussi les restrictions d’utilisation de la soufflerie et du CFD (la dynamique computationnelle des fluides), une sorte de soufflerie numérique auxquelles les écuries les mieux classées pourront moins faire appel. Une sorte de système de handicap en matière de développement aérodynamique en fonction du classement au championnat constructeurs.

Il sera intéressant aussi de voir comment Mercedes, comme les autres, parviendra à gérer le partage des ressources entre la voiture 2021 et celle de la révolution technique de 2022.

Le moteur Mercedes gardera-t-il son statut maintenant que Ferrari annonce un tout nouveau groupe propulseur et que Honda fera de même avant de tirer la prise ? Un département moteur privé désormais de son guide, le fameux Andy Cowell. Un moteur qui aurait, selon les dires de Mercedes, causer quelques petits soucis au banc durant l’hiver. Mercedes équipera une écurie supplémentaire avec McLaren. C’est toujours un surplus de travail et des soucis potentiels.

Question aussi : quel sera l’impact de la signature pour un an seulement de Lewis Hamilton ? Inévitablement cela engendrera toute une série de spéculations qui pourraient perturber la sérénité et l’harmonie chez Mercedes.

Et si Bottas qui joue son avenir profitait d’un léger relâchement d’Hamilton pour compliquer une situation qui jusqu’ici voyait se côtoyer un numéro un et un numéro deux sans faire trop de vagues.

La W12 sera toujours aux mains du même duo, Hamilton et Bottas, pour une cinquième campagne ensemble mais ils sont tous deux engagés pour une seule saison. La situation est donc un peu nouvelle, d’autant que Russell et un certain Verstappen ne seront pas in intéressés par l’évolution de la situation.

La W12 gardera cette année encore sa livrée noire. Mercedes vient d’ailleurs de lancer un programme sur cinq ans pour promouvoir plus de diversité en F1. Les couleurs du pétrolier Petronas sont encore bien présentes, associées aux couleurs du nouvel actionnaire et investisseur Ineos.

A noter encore que l’écurie de Toto Wolff gardera Stoffel Vandoorne comme pilote de réserve avec à ses côtés son équipier en Formula E, Nyck de Vries. Le Covid est toujours invité pour le début de saison. Qui sait si un jour, malgré les épisodes de l’an dernier, notre Stoffel n’aura pas enfin l’opportunité de se glisser dans la voiture championne du monde, ce qu’il mériterait assurément.

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