F1 : des mesures pour réduire les coûts adoptées, mais le calendrier reste toujours un casse-tête

Charles Leclerc et les autres pilotes de F1 toujours dans l'incertitude. Le calendrier de la saison est un fameux casse-tête !
Charles Leclerc et les autres pilotes de F1 toujours dans l'incertitude. Le calendrier de la saison est un fameux casse-tête ! - © ZURAB KURTSIKIDZE - AFP

C’est fou le nombre de calendriers F1 que l’on a vu fleurir ci et là depuis le début de la pandémie qui bouleverse toutes nos vies. À coup d’exclusivité par ci ou de primeur par là.

La réalité est bien différente.

Nouvelle preuve aujourd’hui avec la décision du gouvernement anglais de ne pas accorder de dérogation pour certains évènements sportifs, à la quarantaine imposée prochainement en Grande-Bretagne pour tous ceux qui rejoindront le territoire. Du coup les deux GP d’Angleterre prévus coup sur coup les week-ends des 26 juillet et 2 août paraissent plus que compromis. Même si le promoteur Stuart Pringle veut garder un certain espoir encore.

En attendant, on parle de la Hongrie et de l’Allemagne pour reprendre ces dates à nouveau libres. Mais rien n’est encore établi. Suite donc au prochain épisode.

Vers de nouvelles règles pour réduire les coûts et maximiser le spectacle

D’un autre côté, vous le savez, les responsables de la F1, en concertation avec la Fédération Internationale et les teams, continuent de plancher sur les meilleurs règlements possibles pour réduire les coûts et rendre la discipline plus indécise et spectaculaire.

Ce vendredi, ils ont confirmé un budget plafonné non plus à 175 millions de dollars mais à 145 en 2021, 140 en 2022 et 135 en 2023. Tout cela non sans certains grincements de dents, notamment du côté de Ferrari.

D’autres points des règlements futurs ont été abordés. Des jetons de développement châssis, de quoi éviter toute escalade dans ce domaine. Également un système de handicap au niveau aérodynamique. Ainsi, les écuries les moins performantes bénéficieraient de plus de temps en soufflerie pour pouvoir espérer réduire un peu l’écart avec le haut du peloton. Certains éléments des monoplaces comme la colonne de direction par exemple pourraient être “partagés” entre tous les teams, de quoi permettre certaines économies en recherche et développement.

Beaucoup de bonnes intentions donc. Le Conseil Mondial de la FIA doit encore ratifier tout cela, ce qui ne serait a priori qu’une formalité.

Un point positif donc à épingler dans cette période mouvementée, c’est de constater que tout le monde tire enfin à la même corde, avec l’objectif prioritaire d’assurer un meilleur futur à la F1 en espérant que certains constructeurs, englués dans des bilans comptables désastreux, n’en viendront pas à tirer la prise.