Fernando Alonso part en tonneaux... devant une meute de photographes au Dakar

L'Espagnol Fernando Alonso, qui pilote une Toyota Hilux préparée par l'équipe belge Overdrive, a vécu sa deuxième grosse mésaventure depuis le début du Dakar ce mercredi. Arrivé à toute vitesse au sommet d'une dune où se trouvaient de nombreux photographes et cameramen, l'ancien double Champion du Monde de Formule 1 s'est loupé et est parti en tonneaux... avant de se poser gentiment sur ses quatre roues.

Une grosse frayeur sans grande conséquence, puisqu'il a pu rejoindre l'arrivée (avec tout de même plus d'une heure de retard sur son compatriote Carlos Sainz, vainqueur de l'étape et leader du général).

L'Espagnol Carlos Sainz (Mini) a en effet repris de la marge en tête du classement général, à deux journées de la fin du rallye. Le vétéran espagnol, 57 ans, a devancé le Polonais Jakub Przygonski (Mini) et le Sud-Africain Giniel de Villiers (Toyota), au terme d'une étape raccourcie à cause de vents violents.

Sainz a profité des erreurs de navigation de ses poursuivants Stéphane Peterhansel (Mini) et Nasser Al-Attiyah (Toyota), qui ont perdu respectivement 11 min 48 sec et 17 min 46 sec sur le leader.

Au général, le double vainqueur de l'épreuve, qui était talonné par Al-Attiyah au départ de l'étape, devance désormais le tenant du titre de 18 min 10 sec et Peter de 18 min 26 sec.

"On est un peu déçu", a réagi Nasser Al-Attiyah à son retour au bivouac. "Ça se passait très bien, on a rattrapé Stéphane (Peterhansel) et à un moment on s'est un peu perdu pendant 2-3 minutes, puis on a pris la mauvaise piste. On a dû faire 20 km de plus, mais c'est le jeu."

Comme de nombreux autres pilotes, Peterhansel s'est également égaré à travers les dunes cassantes du Quart vide, une région du sud de l'Arabie saoudite qui représente la plus grande mer de sable du monde.

"On a galéré, on a tourné. On a fait une erreur de nav, c'était compliqué et maintenant on est un peu décroché", a regretté Monsieur Dakar. "Mais c'est bien pour Carlos (Sainz), ça lui permet de reprendre la tête confortablement, et pour l'équipe, c'est plutôt pas mal."

L'avant-dernière étape jeudi ramène les pilotes du côté de Haradh pour une spéciale de 379 km avec de nouveau des dunes à n'en plus finir.

"Il y a encore une longue journée (jeudi). On doit faire une bonne étape", a averti Al-Attiyah. "80 km de dunes, ça va être difficile pour tout le monde."

"Demain, il va y avoir de très, très grosses dunes, on peut se planter, il peut y avoir encore des rebondissements", a affirmé Peterhansel.

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