40 ans d'une folle aventure sportive appelée Dakar

Du sable à perte de vue. Des dunes, des montagnes qui rappellent à l'homme qu'il n'est rien. Un panorama aussi splendide que surprenant. L'horizon comme seul point d'attache. Le Dakar, c'est une aventure sportive exceptionnelle qui dure depuis 40 ans. 
Un rallye-raid pour passionnés du désert. Une course pour des fous en quête de repères.

Tout est parti de l'idée insensée d'un fanatique de l'Afrique. Thierry Sabine, ancien pilote de Rallye, veut partager sa découverte, après s'être perdu dans le désert africain. "Cela part d'un besoin personnel d'emmener avec moi une masse de gens qui ont besoin de connaître cette aventure que nous offre l'Afrique", disait-il en 1979. "Ce terrain est merveilleux et tout à fait prédestiné à une telle course."

Décembre 1978. Paris voit s'amasser les premières roues de voitures, de motos et de camions. La capitale française devient la rampe de lancement de ce qui sera la première grande aventure dans le désert. Des voitures branlantes. Une navigation qui se fait avec une carte et au bonheur des rencontres. Des vêtements pas toujours adaptés. Tous les participants de ce premier Dakar ne sont pas vraiment équipés et préparés pour ce type d'épreuves. "Je ne vois pas comment je peux faire pour tenir", expliquait Patrick Schaal, un motard de la première édition. "J'ai très mal aux mains, mal aux fesses, mal au dos. Je commence à fatigué un peu."

Et oui ! La course est difficile. Belle, mais cruelle. Ce sont les mots qui reviennent au fil des années. Jacky Ickx, professionnel des circuits et seul vainqueur belge en catégorie auto, le rappelle à l'envi. "Ici, on est tous sur un pied d'égalité. C'est une épreuve faite pour les amateurs dans laquelle les professionnels ont leur place. Il y a tous les aléas de la course. Il y a l'imprévu, l'imprévisible qui fait qu'aucune stratégie n'est possible et où le mot aventure prend tout sons sens."

Une aventure et des anecdotes à la pelle. Comme en 1989 et la désormais célèbre pièce de monnaie. Ickx et Vatanen sont équipiers, mais aussi concurrents. Le leadership s'est alors joué à pile ou face.

Mais le Dakar, c'est aussi des drames. 73 morts depuis ses débuts sur la piste ou en-dehors. L'accident le plus retentissant a lieu en 1986. Thierry Sabine et Daniel Balavoine décèdent à bord d'un hélicoptère. La nature fait des ravages. Impossible de tout maîtriser. En 2014, Alain Spira, ex-motard sur le Dakar, nous expliquait que "l'organisation fait ce qu'elle peut. C'est quelque chose d'énorme, sur des surfaces énormes. On voudrait souvent qu'on intervienne dans le 1/4 d'heure". Certains s'interrogent alors sur l'intérêt de continuer cette folie. Mais l'engouement ne désemplit pas. Même quand les organisateurs annoncent la suppression de la course à la veille du départ en 2008. Épreuve annulée en raison de menaces terroristes.

Depuis 2009, le Dakar se dispute... en Amérique du Sud. Panoramas différents, mais même passion de l'aventure. La quête du désert, l'horizon comme objectif.
 

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