Un record de 252 athlètes belges aux JO de Tokyo en 2020 ?

Olav Spahl, le directeur de sports de haut niveau au COIB.
Olav Spahl, le directeur de sports de haut niveau au COIB. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

A un an jour pour jour des Jeux Olympiques de Tokyo, l'estimation de 252 athlètes présents en 2020 reste bien sûr théorique. La mission d'Olav Spahl, le directeur du sport de haut niveau du Comité olympique belge, est d’augmenter le nombre d’athlètes belges présents lors de la prochaine édition de la compétition et de dépasser l'exceptionnelle participation des 112 athlètes aux JO de Londres en 2012.

A l’heure actuelle, sept athlètes sont considérés comme “sélectionnables” pour les prochains JO. Cela signifie qu’ils répondent aux critères de sélection dans leur discipline. Ces athlètes sont les marathoniens Bashir Abdi et Koen Naert et la championne olympique d’heptathlon Nafi Thiam. On compte aussi sur les qualifications de Fanny Lecluyse, Louis Croenen et Pieter Timmers en natation et d'Emma Plasschaert en voile pour défendre nos couleurs.

Un record de sports d’équipe

En ce moment, nous sommes toujours en phase de qualification. Chaque semaine, il y a des compétitions qualificatives et nous avons fait une estimation entre 102 et 252 athlètes. Bien sur, il y a plusieurs équipes qui peuvent se qualifier pour les Jeux et, si c’est le cas, c’est extraordinaire pour la taille de la délégation”, explique Olav Spahl. Ces chiffres sont des estimations basées sur une analyse approfondie du COIB (Comité olympique et interfédéral belge) et de ses partenaires. Le chef de mission déclare que ces chiffres sont élevés grâce au nombreux sports collectifs sélectionnables, notamment l’équipe de basket féminine et les équipes de volley-ball et de hockey féminines et masculines. Si ces cinq équipes se qualifient, la délégation compterait déjà un grand nombre d’athlètes. 

Nouvelles épreuves, nouveaux athlètes

En tout, toujours selon les estimations, 30 sports pourraient être représentés par la délégation belge à Tokyo en incluant les nouvelles disciplines : le karaté, l’escalade, le skateboard et le surf. Nous avons des espoirs aussi dans les sports par exemple dans le skateboard”, explique le directeur Olav Spahl qui semble positif concernant les skaters Lore BruggemanAxel Cruysberghs et Maité Steenhoudt. “Il y a des possibilités dans l’escalade où l’heure de la vérité sera au mois de novembre à Toulouse. Pour le karaté, c’est difficile parce la concurrence internationales est très grande et il y a seulement dix places par catégorie de poids. Et pour le surf on peut dire que Tokyo est un peu trop tôt pour un athlète belge mais je pense que pour Paris c’est réaliste qu’il y en ait un dans l’équipeexplique le chef de mission. Il reste donc confiant d’ici les Jeux de Paris en 2024 pour le surfeur Dean Vandewalle.

Objectif n°1, le top 8

En 2016, six de nos athlètes avaient ramenés une médaille des JO de Rio, dont deux médailles d'or. Pourtant, l'ambition du comité est d'accrocher le plus de top 8 possibles, synonyme de diplôme olympique. “Notre vision pour les Jeux, c’est aussi d'augmenter significativement le nombre d’athlètes belges dans le top 8. On parle d’une augmentation en comparaison avec Rio, et de 19 places dans le top 8. Si parmi eux, il y a des médailles c’est bien mais c’est plus difficile à prévoir”. Quand il regarde les résultats des performances de 2018 et de la saison 2019, le chef de mission est confiant. “Il y a des prestations des athlètes belges qui sont extraordinaires et cela nous donne beaucoup d’espoir pour l’année prochaine.” Il reste cependant prudent car le risque de blessure est toujours présent et que les phases de qualification sont encore longues.

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