Saive : "La qualification pour Pékin, un truc de fou !"

"Saive, de Séoul à Londres" est notre série olympique. Une série qui va nous faire remonter le temps en compagnie de Jean-Michel Saive…. Le pongiste belge qui a participé à 7 olympiades différentes. De Séoul en 1988 à Londres en 2012…

Depuis, le liégeois a pris sa retraite internationale mais est toujours très impliqué dans son sport (directeur technique de la fédération francophone, conseiller du ministre des sports, président de la commission des athlètes…). Saive c’est aussi une culture du sport et des souvenirs encore très frais dans sa mémoire.

En 2008, Jean-Michel Saive tente de se qualifier pour ses 6e jeux olympiques…. Il fait alors encore partie du top 20 mondial, ce qui lui octroie en principe une place qualificative directe pour les jeux…. Mais c’était sans compter sans les errements de la fédération internationale.

Q/ Pékin, vos 6e jeux, mais peut-être les plus compliqués au niveau de la qualification
R/ Un truc de fou. Les 20 premiers du classement mondial sont qualifiés dans le premier peloton et au mois de décembre 2007, avec le suédois Jörgen Persson, on est 19e ex-eaquo. Et puis, on est dépassé ce mois-là par un joueur de Singapour. Et donc, au 1er janvier 2008 au moment du cut, on est 20e ex-aequo tous les deux mais il n’y a pas de règlement. Moi, je suis 20e et donc dans ma tête, je suis qualifié. Même chose pour Jörgen. Mais la fédération internationale n’a pas prévue de cas d’ex-aequo alors qu’il reste encore 44 places qualificatives à encore distribuer. Ils n’ont pas voulu trancher et nous prendre tous les deux. Ils nous ont alors proposé un test match pour nous départager. Ce n’était pas prévu par le règlement et donc, nous avons refusé. Et puis, il y a eu un calcul de décimales qui a été fait. Le souci, c’est qu’ils ont produit 4 classements différents en 24 heures. Une fois, j’étais sélectionné, une autre fois, j’étais ex-aequo et à la fin, j’étais 21e. Evidemment, j’ai contesté parce que je trouvais que ce n’étais pas réglementaire. J’ai voulu aller au clash et au final, ils m’ont envoyé une belle lettre dans laquelle ils me disaient qu’il me restait toujours la qualification continentale et la qualification mondiale. Donc ils n’ont jamais véritablement jugé l’affaire sur le fond. Finalement, j’ai disputé la qualification mondiale où je me suis qualifié. Donc pour moi, je considère que je suis allé 7 fois aux jeux mais que je me suis qualifié 8 fois…

Q/ Des jeux en Chine où vous êtes quelqu’un… Dans un pays où le sport est évidemment très populaire… Ca changeait quelques chose pour vous ?
R/ C’était en même temps fabuleux d’être encore qualifié pour mes 6e jeux à presque 39 ans… Ce qui était le cas également pour Zoran Primorac et Jörgen Persson. C’était fabuleux pour nous trois. C’est évident que le tennis de table, c’est le sport national en Chine donc c’est sûr que c’était particulier. Je sais que je suis bien apprécié dans ce pays-là… Ça a été un match très spectaculaire face au nigérien Toriola avec des points que l’on peut encore retrouver sur Youtube. éEncore une fois un beau match, spectaculaire, serré mais qui n’avait pas voulu tourner pour moi. Donc, c’est vraiment mon histoire avec les Jeux qui décidément n’ont pas voulu me sourire au niveau sportif. Mais en même temps, un moment fabuleux, d’être là toujours à 39 ans, en Chine. Et un moment très émouvant lors de la cérémonie de clôture. Autant je pensais déjà à Athènes que ça allait être fini, autant à Pékin, j’avais les larmes aux yeux en sachant que c’était la fin.

Q/ Résumé Pékin en un seul mot ?
R/ Je cale là… Pékin. Comment dirait-on ? Grandiose ? Non, grandeur !

La semaine prochaine, on file à Londres où Saive a disputé ses 7e et derniers Jeux !

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK