Rétro, basket : la Dream Team s'impose aux JO 2012 en Conquistadors

Quand on évoque la "Dream Team" américaine de Basket, on pense avant tout à celle de 1992 avec notamment Jordan, Johnson, Malone, Pippen, Bird, Barkley, Ewing

Les héritiers de cette génération incroyable ont pour nom Bryant, James, Durant, Harden, Anthony, Williams, Paul… et composent aussi une équipe de rêve. Une équipe d’une autre époque de la NBA ou les joueurs européens se sont fait une plus grande place et notamment les Espagnols. C’est donc dans ce contexte particulier que va se dérouler cette finale olympique de 2012 à Londres qui ressemble sur le papier à un All Star Game. Car l’Espagne est la plus "Américaine" des formations européennes et est emmenée par les frères Gasol, Navarro, Fernandez et consorts.

En plus de ce lourd héritage et ce passé chargé de symbole, cette finale 2012 est précédée de celle de 2008 à Pékin. Avec déjà en Chine ces 2 nations et pas mal de joueurs identiques. La finale de 2008 avait été qualifiée de "meilleur match de basket de tous les temps". Les USA s’étaient imposés 118-107.

Tout est donc réuni pour que cet affrontement de Londres soit passionnant. Les Etats-Unis ont écrasé la concurrence durant tout le tournoi avec quelques scores fleuves comme un 110-63 face à la Tunisie et un 156-73 contre le Nigeria. En 1/4 et en 1/2, les Australiens et les argentins vacilleront comme les autres devant le talent individuel et collectif de cette Dream Team 2.0. L’Espagne, en revanche a dû se montrer calculatrice suite à sa défaite en poule contre les Russes. Dans une rencontre bidon, les Espagnols ont laissé filer les brésiliens pour "choisir" d’affronter la France en 1/4. En 1/2 le 2e affrontement Espagne-Russie va sourire à la bande à Gasol 67-59.

Le 12 août 2012, l’O2 Arena située loin du stade olympique, est pleine comme un œuf car beaucoup avaient prévu une affiche pareille, une rencontre entre les deux meilleures équipes du monde. La tension sera présente de bout en bout. L’Espagne résiste et fait même parfois mieux. C’est 59-58 à la pause. Puis 24-24 dans le 3e quart-temps. Navarro et les frères Gasol ont la main chaude. Kobe, Lebron et Durant répliquent, Chris Paul est là pour assurer les interceptions. C’est à l’usure que les Etats-Unis finiront par triompher. 24-18 dans les 10 dernières minutes pour décrocher un 14e titre olympique dans cette discipline.

Cette rencontre et ce tournoi auront sacralisé aussi un homme, Lebron James devenu King James. Auteur de 19 points dans cette finale, l’ailier de Miami remporte un 2e titre olympique personnel quelques semaines après avoir conquis le titre NBA, été élu MVP de la saison régulière et des finales. Un "Grand Chelem" que seul un certain Michael Jordan vingt ans plus tôt avait réalisé. James/Jordan comme trait d’union entre les deux générations d’équipe de rêve.

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