Les Olympiens vus par leurs proches: Nicola Philippaerts et son frère jumeau

Olivier et Nicola Philippaerts
Olivier et Nicola Philippaerts - © LUC CLAESSEN - BELGA

Dernier épisode de notre série de témoignages, avant l'ouverture des Jeux Olympiques de Rio.  Une fois encore, un Olympien belge est évoqué par l'un de ses proches.  Nicola et Olivier Philippaerts sont des cavaliers de saut d'obstacles.  Ils sont les fils de Ludo Philippaerts, qui a participé à 4 Jeux Olympiques.  A 23 ans, Nicola va, à son tour, connaître sa première expérience olympique.  Son frère jumeau, Olivier, n'a pas réussi à se qualifier pour Rio.  Et c'est lui qui raconte...

Olivier, l'équitation, c'est vraiment une histoire de famille.  Vous avez toujours vécu au milieu des chevaux, votre frère et vous...

On a commencé à monter quand on avait 5 ou 6 ans.  On aimait bien les chevaux, et mon père est dans ce sport depuis 30 ans.  On est un peu nés dedans.  Toute notre famille adore les chevaux et est très contente que ça marche bien pour nous aussi.

Dans vos souvenirs d'enfance, le cheval est présent absolument tous les jours ?

Oui, tous les jours.  Chez nous, à la maison, il y avait tellement de chevaux...  On aime bien monter à cheval, c'est quelque chose de vraiment important.  Si on n'aime pas ça, il ne faut pas le faire.  Chez nous, tout le monde aime les chevaux.

Vous et votre frère, vous avez toujours eu envie de participer aux Jeux Olympiques ?  Vous avez toujours su ce qu'étaient les Jeux Olympiques ?  

Oui, bien sûr.  Les Jeux Olympiques, c'est quelque chose que tout athlète veut faire.  Si on aime pratiquer un sport du top, les Jeux Olympiques constituent le plus haut niveau.  C'est quelque chose d'unique et de spécial.  Tout le monde veut participer, ou rêve d'aller aux Jeux Olympiques.

Votre frère pratique d'autres sports, ou l'a fait ?  

Quand on était jeunes, on a fait beaucoup de sports différents.  Mais on les a toujours combiné avec l'équitation.  A un moment, il a fallu choisir, et on a choisi les chevaux.  Il est devenu compliqué de pratiquer les autres sports en plus.  Mais on essaye d'être un peu sportifs, à côté de notre discipline à nous.

Le fait de pratiquer l'équitation à deux, c'est particulier.  Vous, les jumeaux, vous avez toujours évolué ensemble, et aussi bien l'un que l'autre ?  

Notre situation est un peu unique.  En plus, on est tous les deux au plus haut niveau.  Si l'un avait très bien réussi en équitation, et l'autre pas, ça aurait été compliqué.  Le côté difficile de notre situation, c'est qu'on a deux fois plus de chevaux, dont il faut s'occuper.  Mais on peut pratiquer notre sport ensemble, et c'est quelque chose de très sympa.

Il n'y a jamais eu de jalousie ?  Au contraire, chacun essayait sainement de faire mieux que l'autre, probablement...

Je ne pense pas qu'il y ait eu de la jalousie.  Mais ça nous motivait, d'être à deux.  De tenter de faire mieux que l'autre.  Et ça aide à nous améliorer.

Comment pouvez-vous décrire Zilver Star, le cheval de votre frère ?  

Il a eu une blessure, quand il était jeune.  Et pendant quelques années, il ne pouvait pas participer à des compétitions de haut niveau.  Mais maintenant, depuis six mois, il a très bien évolué.  Je pense que les deux chevaux qui vont à Rio sont vraiment les deux meilleurs de Belgique, pour le moment.

Vous, vous irez à Rio comme spectateur, ou comme supporter de votre frère ?  

Je ne sais pas encore, parce que c'est de l'autre côté de la planète, et il n'est pas facile d'y aller.  Et même pour avoir une accréditation, c'est compliqué.  Et j'ai un petit frère, qui doit aller aux Championnats d'Europe de poneys, la semaine des Jeux.  C'est un peu compliqué, parce que mes parents vont aller aux Jeux Olympiques, et moi je dois peut-être aller voir mon petit frère, pendant ce temps-là.  Je pense que je vais rester à la maison...

Tout le monde qui monte à cheval en compétition, c'est beaucoup de stress pour la famille ?  

C'est un peu difficile, parce qu'on est quatre cavaliers.  Et chaque semaine, on fait quatre ou cinq concours différents.  Moi, je suis à un endroit, mon frère est ailleurs, les deux autres sont là-bas...  Ce n'est pas toujours facile de nous suivre.  Mais mon père est efficace, dans l'organisation de tout ça.  Rien que ça, c'est un vrai travail, au quotidien.

Vous êtes fier de votre frère ?  

Oui, bien sûr.  On doit être fiers quand quelqu'un de notre famille participe aux Jeux Olympiques.  

Il peut avoir une médaille ?  

C'est difficile à dire.  On est encore très jeunes.  Il n'a participé qu'à un championnat d'Europe, il y a deux ans.  Et on a besoin d'un peu d'expérience, dans les championnats.  Mais le truc qu'il y a, avec les Jeux Olympiques, c'est que le dernier jour, tous les compteurs sont remis à zéro, pour les points.  Alors, tout peut changer en une journée.  Ca peut être bien, ou pas.  On verra ce qui se passera, et j'espère que ce sera bien pour lui...

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