Les Olympiens vus par leurs proches: Nafi Thiam et sa maman

D'ici au 5 août, jour de l'ouverture des Jeux Olympiques de Rio, nous allons quotidiennement tenter de mieux connaître un athlète belge, présent au Brésil. Et cela, en donnant la parole à l'un de ses proches, membre de la famille ou ami.
Premier épisode de ce mini-feuilleton, Nafi Thiam. Grande spécialiste de l'heptathlon, elle est l'une des sportives belges les plus connues du grand public. Mais jusqu'à quel point est-elle connue ?
Pour en savoir plus sur son caractère et sa détermination, l'idéal était de donner la parole à sa maman, Danièle Denisty. Elle-même est une athlète, et elle participe aussi, avec succès, à des compétitions, pour les plus de 45 ans. "Nafi sait ce qu'elle veut. Et si quelque chose ne lui plait pas, elle va le dire. Elle a toujours l'air très calme, très posée. Certains pourraient dire qu'elle n'a pas de caractère, mais ce n'est pas du tout le cas. Elle est très perfectionniste, et c'est une bonne chose quand on fait du sport. Elle a beaucoup de rigueur. Quand on lui demande de faire un entraînement, elle le fait, sans discuter. Mais si elle a mal, elle le dit sans problème. Elle a un caractère affirmé, ce qui lui permet d'avoir envie d'aller au bout de ses performances. Elle a compris très vite, même quand elle était cadette, qu'on n'arrive à rien sans rien. Et quand on s'entraîne, il faut faire des choses désagréables aussi. Tout n'est pas amusant, s'entraîner n'est pas forcément une partie de plaisir tous les jours. Et si on veut pouvoir rigoler le jour de la compétition, il faut pleurer le jour de l'entraînement. Il n'y a eu aucun souci à lui faire comprendre ça."
Nafi Thiam travaille beaucoup, et en veut toujours plus. "Elle n'est pas assez vite contente d'elle, d'après moi. Maintenant, il y a la pression des médias, qui imaginent qu'elle est source d'espoir de médailles. Elle a eu 3 fois le "Spike d'Or", donc on attend d'elle des résultats."
La maman de notre Olympienne est une athlète elle-même, on l'a dit. Une amoureuse du sport, et en particulier des épreuves multiples. "J'invite les gens à faire essayer à leur enfant, quand il est cadet, un hepta, ou une autre épreuve multiple pour les jeunes. C'est une autre ambiance, une autre relation avec les adversaires. Tout est différent. C'est une école de vie, une école de la patience. Quand on ne fait pas bien quelque chose, il faut être capable de tourner la page en 30 minutes. Parce que dans 30 minutes, il y a l'épreuve suivante. Et si vous pleurez encore dans 30 minutes, vous allez rater la suivante. Je suis une fan de l'heptathlon. J'en fais moi-même, et j'ai toujours adoré. Et je suis très contente que Nafi fasse cette épreuve là aussi. Pour elle, ça a été une école de vie également."
Et c'est cela qui est le plus important pour une maman, voir sa fille s'épanouir. Par le sport, dans ce cas-ci. "Bravo si un jour elle est championne du monde ou olympique. Je suis très contente. Mais ce n'est pas mon but ultime, je ne suis pas son entraîneur. L'important pour moi, c'est que le jour où elle en a terminé avec l'athlétisme, ça lui ait servi, ça l'ait construite."
Danièle Denisty aura l'immense bonheur d'assister aux prestations de Nafi à Rio. "Mes deux filles m'ont offert le billet comme cadeau d'anniversaire. Donc je verrai son heptathlon là-bas. Pour moi, ce sera aussi très particulier. C'est un énorme voyage, je ne suis jamais allée aussi loin. J'en profiterai, évidemment, pour faire un petit voyage en couple, pour prendre des petites vacances pendant une semaine ou 10 jours. Je suis un peu stressée, j'espère que tout se passera bien..."
Ecoutez Danièle Denisty, la maman de Nafi Thiam, au micro d'Arnaud Montero...

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