JO Tokyo 2020 – natation : Yoris Grandjean sur la natation, "c’était des beaux jeux. On ne s’attendait pas à des niveaux de performance aussi élevés"

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La natation aux Jeux Olympiques de Tokyo, c’est fini. Place au débriefing. © Belga/AFP

La semaine olympique de natation aux Jeux de Tokyo a livré tous ses verdicts. La bataille entre les USA et l’Australie a eu lieu et chaque pays a remporté une couronne. Caeleb Dressel et Emma McKeon ont illuminé le bassin olympique.

Ça y est, les cinq dernières médailles olympiques de natation ont été distribuées. Une semaine qui a été intense en émotions et en médailles. Et une semaine qui a vu les USA et l’Australie truster les podiums.

"Globalement, la suprématie des Etats-Unis est toujours présente, malgré une énorme natation féminine australienne. Maintenant, au niveau individuel, on a vu des performances assez incroyables. On a vu que le covid n’a pas forcément impacté les performances des nageurs. On a eu droit à des records du monde et on a vu une densité assez incroyable. On a vu des performances uniques sur certaines courses avec de la combativité et de la concurrence. C’était des beaux jeux, malgré l’absence du public. On ne s’attendait pas à des niveaux de performance aussi élevés", commence par débriefer Yoris Granjean.

Des belles images, des belles émotions

Des beaux Jeux, le mot est dit par notre consultant qui a eu un petit faible au niveau des émotions pour la victoire de Tatjana Schoenmaker sur le 200 m brasse.

"C’est l’une des plus belles images qu’on a pu voir. La Sud-Africaine est surprise de sa victoire et de son record du monde. On voit les Américaines et sa compatriote sud-africaine qui viennent célébrer cette victoire autour d’elle. Ce sont des émotions incroyables à voir et à vivre. Je pense que c’est l’image de ces Jeux."

McKeon nouvelle reine, Dressel couronné roi

Des émotions, Emma McKeon et Caeleb Dressel en ont aussi donné à tout le monde. Avec 7 médailles, dont 4 en or, l’Australienne devient la nageuse à remporter le plus de médailles en une olympiade et l’Américain, avec 5 breloques dorées, a presque réussi son pari (il espérait 6 médailles d’or).

Dressel, c’est assez incroyable. Parce qu’on essaye de le comparer à Michael Phelps. McKeon, c’est la surprise de ces Jeux.

"Dressel, c’est assez incroyable. Parce qu’on essaye de le comparer à Michael Phelps. Mais ce sont deux nageurs différents parce que Dressel s’aligne sur des épreuves de sprint où la densité d’athlètes est vraiment énorme. Phelps lui, s’alignait plus sur des 200, 400, 4 nages, où il savait qu’il avait une énorme longueur d’avance. Dressel, il se confronte sur 100 mètres nage libre, la course reine qu’il remporte, le 100 m papillon qui est très relevé et il remporte le 50 m nage libre. Ce sont des courses où l’on n’a pas droit à l’erreur. C’est assez impressionnant de sa part. McKeon, c’est la surprise de ces Jeux. Elle était très présente sur les relais et là, elle tire son épingle du jeu sur des épreuves individuelles. C’est assez impressionnant de la part de ces deux nageurs et c’est un peu à l’image de ces Jeux. La natation américaine masculine qui remporte beaucoup de médailles et la natation féminine australienne qui fait de même."

Fanny Lecluyse, l’arbre qui cache la forêt

Au-delà de tous ces résultats, la Belgique a un peu fait parler d’elle, notamment avec la finale du 200m brasse pour Fanny Lecluyse. Mais ce n’est pas assez pour notre consultant.

Il faut vraiment penser à mettre en place des choses pour essayer de prendre le train en marche.

"D’autant plus qu’elle est là depuis des années et qu’on ne voit pas la nouvelle génération pointer le bout de son nez. On n’a pas eu de nageur qui est venu prendre de l’expérience pour Paris en 2024. Le monde ne nous attend pas, il faut vraiment penser à mettre en place des choses pour essayer de prendre le train en marche. On voit que la densité explose. Par exemple, sur la natation féminine, il y a beaucoup moins d’écarts entre la première et la seizième. Les performances mondiales continuent de s’améliorer. Il n’y a pas un grand championnat qui se passe sans qu’il y ait des records du monde. Il faut qu’on puisse en Belgique mettre des choses en place pour nous permettre de rivaliser, au moins de placer un nageur ou deux nageurs sur des finales ou sur des demi-finales et arriver avec une délégation un peu plus forte que deux nageurs."

Tokyo est fini, il est déjà temps de penser à Paris

Les Jeux de Paris, c’est déjà dans trois ans. On risque à nouveau d’avoir des émotions aussi belles que celles de Tokyo.

"On risque de voir les mêmes noms, mais on les attend avec impatience. C’est sûr que ça va être court. Surtout que l’année prochaine, il y a les Championnats du monde et les championnats d’Europe. On essaye de tout regrouper pour rattraper le temps perdu avec le Covid. Mais oui, ça va être encore des belles émotions et on attend avec impatience", conclut Yoris Grandjean.

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