JO 2020 : Quatre scénarios à l'étude à Tokyo

Le CIO et le comité d'organisation des JO 2020 planchent sur 4 scénarios
Le CIO et le comité d'organisation des JO 2020 planchent sur 4 scénarios - © CHARLY TRIBALLEAU - AFP

Pour Olaf Spahl, le chef de mission de la délégation belge, l’approche des prochains Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 a changé. "Toute la question n’est pas de savoir si les Jeux vont avoir lieu l’an prochain ou non, mais bien comment ils se dérouleraient. Il s’agit là d’une information capitale pour le COIB", a expliqué l’Allemand.

Le 12 octobre dernier, les chefs de mission de 200 Comités Olympiques Nationaux (CNO) s’étaient réunis lors d’un "chef de mission webinar" organisé par le Comité international olympique, et le Comité organisateur de Tokyo 2020.

Le Comité international olympique a tablé sur quatre modèles potentiels. Celui où tout se déroulera normalement, le meilleur scénario, un deuxième basé sur l’hypothèse qu’un vaccin serait disponible peu avant le début des Jeux mais non encore accessible à tous et qu’au niveau mondial, la situation sanitaire se soit améliorée de manière significative mais que des clusters régionaux subsistent et par conséquent que la distanciation sociale restera la norme. Ce scénario est aujourd’hui considéré comme scénario de référence et privilégié par le comité d’organisation.

Les deux autres modèles sont les scénarios pessimistes, tablant l’un sur le fait que l’évolution de la crise sanitaire pourrait être différente au Japon par rapport aux autres pays dans le monde, et l’autre sur le fait que la pandémie sévisse partout, encore et toujours.

L’accent est mis sur les mesures sanitaires. Les organisateurs ont testé durant trois jours cette semaine des protocoles, a expliqué jeudi aussi Francsjeux.com, le site francophone spécialisé.

Selon la version officielle, un millier de personnes ont participé aux tests menés dans Tokyo. L’opération consistait à vérifier dans des situations proches de la réalité la pertinence des mesures sanitaires préparées par les Japonais, comme le contrôle de la température des spectateurs à l’entrée des sites, soit avec des thermomètres sans contact, soit en testant un procédé inédit, un autocollant à apposer sur le poignet. Il affiche de façon quasi instantanée une couleur symbolisant un niveau de température corporelle.

D’après l’agence Kyodo, les Japonais prépareraient surtout des protocoles bien plus stricts, envisageant la possibilité d’utiliser la reconnaissance faciale sur les sites olympiques. "Des caméras équipées de cette technologie permettraient d’enregistrer le visage et la température corporelle des spectateurs, mais également de vérifier qu’ils portent un masque", rapporte Francsjeux.com.

Les données enregistrées pourraient permettre de retrouver les personnes porteuses du virus, tracer leurs déplacements et identifier les cas contact.

Le gouvernement japonais envisage également de placer des caméras à reconnaissance faciale à l’entrée du village des athlètes et des sites d’entraînement pour enregistrer les dates et heures d’entrée et de sortie des athlètes, et vérifier s’ils respectent les consignes sanitaires et les restrictions de déplacement.

"Nous devons maintenant élaborer plusieurs scénarios opérationnels pour être en mesure de réagir rapidement et nous conformer au mieux au contexte sanitaire des mois à venir", a souligné encore Olav Spahl.

 

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