JO 2018 : Les atouts de notre plat pays

Après les inquiétudes, les affaires de dopage et les négociations géopolitiques place au sport à Pyeongchang. Les Jeux olympiques d'hiver s'ouvrent ce midi dans la capitale sud-coréenne. La Belgique y emmène une délégation de 22 athlètes. C'est peu si on se compare à des pays comme les Etats-Unis (242) ou la Suisse (171). C'est pourtant la plus grande délégation belge sur des JO d'hiver depuis 82 ans. Mais la Belgique en sports d'hiver, ça vaut quoi exactement... ?

"Nous n’avons pas besoin de montagne pour atteindre les sommets", c'est avec ce slogan que la Belgique avait préparé les JO de Sotchi en 2014. Kai Alaerts est l’un des trois belges qualifiés en ski alpin, il estime que ce slogan est toujours d'actualité 4 ans plus tard.

"Moi j’habite dans les montagnes en hiver. Pour performer, on a besoin des montagnes mais c’est aussi possible de faire sans. Souvent les gens me demandent pourquoi j’ai choisi le ski alpin en étant belge. C’est vrai que c’était peut-être plus facile de faire un autre sport mais c’est comme ça… j’ai choisi le ski."

Comme la plupart des belges présents à Pyeongchang, Alaerts vit et s’entraîne à l'étranger une bonne partie de l'année. Un sacrifice qui fait justement la force de notre délégation. "Être souvent à l’étranger, cela nous donne vraiment l’énergie d’être une équipe. Et au final cela donne une Team Belgium" souligne encore An Vannieuwenhuyse, pilote de l’un des deux bobsleighs belges qualifiés pour ces Jeux.

Autre fois considérés comme mineurs, les sports d’hiver ont gagné en crédibilité ces dernières années en Belgique. Notre délégation ne cache plus ses ambitions. Elle veut d’ailleurs ramener une médaille de Corée du Sud.

Le porte-drapeau, Seppe Smits fait clairement partie des favoris en slopestyle. Le snowboarder est champion du monde en titre de slopestyle.

Le patineur de vitesse Bart Swings, a lui déclaré qu’il voulait faire mieux que sa 4ème place sur 5000 mètres à Sotchi.

C’est une évidence, les trois Top 8 réalisés à Sotchi en 2014 ont servi de déclic.

Pour la première fois, la Team Belgium version hivernale a même bénéficié d’un stage de préparation spécifique, en mai dernier au Portugal.

"En montrant que les résultats sont possibles, cela attire quand-même les athlètes, précise Eddy De Smedt, directeur du sport de haut niveau au COIB. Ces athlètes sont devenus plus ambitieux, plus conscients de ce qu’ils ont en eux. Les communautés et le COIB ont aussi augmenté leurs investissements. Et dans certaines fédérations, il y a une vraie structure qui prend forme. Tous ces facteurs-là font que le sport d’hiver prend une place plus importante que par le passé en Belgique. Et cela fait terriblement plaisir évidemment."

Décomplexé, uni et de plus en plus professionnel voilà donc les atouts principaux d'un petit pays… sans montagnes.

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