Ueli Steck, l'alpiniste qui ne perd pas son temps

Un décor à couper le souffle, des pentes plus raides les unes que les autres sur lesquelles, on retrouve Ueli Steck.

Le Suisse est le roi du "speed-climbing", ces ascensions réalisées en un temps record avec un minimum de matériel. Gravir les plus hauts sommets du monde en vitesse, Ueli Steck a révolutionné l’alpinisme.

"Je suis né à une époque où tous les sommets avaient déjà été gravis. J’ai voulu être curieux et chercher des challenges différents, c’est comme ça que je suis tombé dans la vitesse", confie-t-il.

En 2014, Ueli Steck dominait la face sud de l’Annapurna et son sommet qui culmine à plus de 8000 mètres d’altitude. Une ascension réalisée en 28 heures seulement … Une performance hors-norme, même si pour lui, le résultat importe peu.

"Je m’en fous du résultat, pour moi la montagne c’est mon plaisir personnel. J’essaie juste de faire des choses qui me plaisent, je ne fais pas ça pour me différencier des autres", souligne-t-il.

La rapidité pour braver les sommets. Beaucoup considère Ueli Steck comme un trompe la mort : des ascensions en solo intégral sans assurance ni oxygène, les risques sont bien présents.

"Une chose est sûre : on va tous mourir un jour. C’est à toi de décider ce que tu veux faire dans la vie. Mais je ne veux pas mourir, je fais des choses que je contrôle bien tout en sachant que la montagne est dangereuse. J’ai encore beaucoup de rêves. J’ai encore mille montagnes que j’aimerais grimper. Je pense que c’est très important de rêver, sans ça, la vie n’a plus de sens", conclut-il.

Continuer de rêver, de nous faire rêver. A 39 ans, Ueli Steck est actuellement au sommet de l’alpinisme mondial.  

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK