Le moment de solitude d'un athlète qui court seul après un faux départ au meeting de Rabat

Ce dimanche avait lieu le meeting de Rabat, comptant pour la Ligue de diamant. A cette occasion un athlète, le Marocain Adil Briami, a connu un moment de solitude.

Lors du 3.000 m, un faux départ a été signalé mais Adil Briami n'a rien entendu et, concentré sur sa course, il ne s'est pas relevé mais a bien poursuivi son effort seul pendant un peu plus de 300 mètres avant de se rendre compte que tous les autres concurrents étaient, eux, à l'arrêt.

Adil Briami n'avait cependant aucune ambition de succès dans cette épreuve dans laquelle il devait avant tout donner le rythme sur les premiers hectomètres.

Au niveau des résultats marquants de ce meeting, on notera que rien ne va plus pour le champion olympique brésilien du saut à la perche Thiago Braz, qui n'a pas réussi à passer la moindre barre ce dimanche. Le champion olympique, qui effectuait son retour à la compétition après un mois de blessure (genou), a du pain sur la planche pour être en forme et défendre ses chances aux Championnats du monde. Incapable de franchir 5,40 m à son entrée dans le concours, il a laissé le succès au Polonais Pawel Wojciechowski (5,85 m) et repart du Maroc en plein doute.

Rabat espérait beaucoup du plateau du sprint pour égayer la soirée et n'a pas été déçu. La double championne olympique (100/200 m) Elaine Thompson, en tête du bilan 2017 (10.71), a été fidèle à elle-même et donc intouchable sur la ligne droite (10.87).

Chez les hommes, le Canadien Andre De Grasse, considéré à 22 ans comme l'un des possibles successeurs de Sa Majesté Usain Bolt, bientôt retraité, n'a pas non plus été ridicule sur 200 m (20.03). Mais sa prestation souffre forcément de la comparaison avec le temps canon du Botswanais Isaac Makwala (19.77, meilleure performance de l'année) réalisé il y a tout juste deux jours à Madrid.

Le public marocain a surtout vibré au cours du 3000 m steeple avec la victoire impressionnante du prodige local Soufiane El Bakkali. A 21 ans, il a amélioré son record personnel (8:05.12) et devient l'un des grands dangers aux Mondiaux pour le vainqueur des JO de Rio, le Kényan Conseslus Kipruto. Dommage cependant que le duel entre les deux hommes ait tourné court à Rabat, Kipruto ayant décidé de stopper sa course pour des douleurs à la cheville droite.

La championne olympique bahaméenne Shaunae Miller-Uibo est elle aussi allée vite sur 400 m (49.80). Une manière de répliquer à l'Américaine Allyson Felix, auteur la semaine dernière à Londres du chrono de l'année (49.65).

Juste après avoir signé le temps de référence de 2017 dans la capitale britannique (1:43.18), Nigel Amos n'a de son côté pas récidivé sur 800 m (1:43.91), en l'absence du roi David Rudisha. Mais le Botswanais, en s'imposant pour la 3e fois en 2017 en Ligue de diamant, a prouvé qu'il serait une menace sérieuse pour le champion olympique et du monde kényan à Londres.

 

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