Katrien Jans, la nouvelle manageuse du foot féminin, a attrapé le virus du ballon au RWDM

Le manager du foot féminin belge est désormais une manageuse. Katrien Jans a été choisie par l'Union belge pour s'occuper des joueuses de notre pays, de la base jusqu'aux Flames. Mais cette ancienne joueuse est aussi passée par le kop du RWD de Molenbeek. Nous l'avons rencontrée pour évoquer avec elle son parcours et les défis qui l'attendent.

Katrien Jans est presque née avec la passion du foot. Quand elle avait 5 ans à peine, elle accompagnait régulièrement son père dans tribunes du RWDM. Elle admet que c'est peut-être là qu'elle a attrapé le virus. Mais c'est seule qu'elle a vraiment développé l'amour du ballon. "J'ai toujours aimé le foot. J'ai aussi fait de la natation et de la gym. Mais j'ai toujours préféré le côté collectif du foot. J'étais l'ainée de la famille, je n'ai suivi personne à l’entraînement. C'est venu de moi". 

"Jusqu'à l'âge de 12-13 ans, une fille peut être plus forte que les garçons"

Années 90 obligent, elle a fait ses débuts, à 8 ans, dans une équipe mixte (essentiellement masculine d'ailleurs). A cet âge-là, être une fille n'était pas un désavantage "physique" pour la petite Katrien. Que du contraire. Elle s'est pourtant battue pour rapidement intégrer une équipes de filles non loin de chez elle.  "J'étais un peu trop jeune, mais j'ai quand même insisté pour qu'on me fasse une place dans le groupe des filles. Je m'y sentais mieux qu'avec les garçons. A l'époque, je combinais d'ailleurs les deux. Je m'alignais avec les filles, mais les garçons demandaient aussi que je joue les matches avec eux. Jusqu'à l'âge de 12-13 ans, une fille peut être plus forte que les garçons. Mais ensuite, ça s'arrête assez vite."

Le sport féminin, une des priorités de Peter Bossaert

Le virus du foot ne l'a jamais quittée. Moorsel, Oud-Herverlee en première division, puis le Femina White Star en parallèle de son boulot. Amour du foot toujours, il y a 7 ans, Katrien Jans se fait engager par l'Union belge. A l'organisation des événements tout d'abord. Mais toujours avec cette envie de garder un pied dans le foot féminin. "Au départ, personne ne s'occupait spécifiquement de la promotion du foot féminin à la Fédé. Donc j'essayais un peu de m'y atteler, à mes heures perdues. Et quand Peter Bossaert, le nouveau CEO, est arrivé, il a décrété que le sport féminin devait être une priorité. Il a alors demandé qu'on désigne une personne responsable". Et Katrien Jans était forcément la personne toute désignée. 

Doubler le nombre de joueuses en 2024

En une année, les lignes ont déjà bien bougé : sponsors exclusifs pour les filles, rencontres télévisées, compagne de promotion dans les écoles... L'année 2019 a été riche. Mais il reste encore du chemin à parcourir. "Depuis mon arrivée à la Fédé, il y a déjà eu beaucoup de changements. Il y a 7 ans, il n'y avait pas de femme au sein de la direction. Aujourd'hui, il y en a deux sur 6. C'est vrai qu'aujourd'hui certains hommes nous regardent encore un peu de haut. Mais leur perception est en train d’évoluer."

Et sur les terrains ? "Je rêve d'agrandir la base. Aujourd'hui il y a 40.000 joueuses en Belgique. Notre objectif est de passer à 80.000 dans les 5 ans." Et ce qui aiderait grandement, ce serait que les Flames participent à un Championnat d'Europe. "On ne pourra pas jouer à leur place. Mais on fera tout pour les placer dans les meilleures conditions."

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