Bras de fer et malaise autour d'Alejandro Pozuelo

Le regard sombre, branché sur son téléphone, casque sur les oreilles, à l’aéroport Alejandro Pozuelo se tient à l’écart, il ne parle à personne. Le malaise est général. "On préfère évidemment ne pas avoir ce genre de circonstances dans une équipe de football" explique à notre micro Dimitri de Conde le Directeur Sportif du Racing Genk. "Mais nous sommes un groupe, pas seulement un individu. Nous sommes tous convaincus que le groupe est assez fort pour atteindre ses objectifs."

Le club ne compte pas plier. A défaut de contrat signé, il détiendrait un mail de janvier où l'Espagnol s’engageait à finir la saison à Genk. Le club joue la montre: il veut régler l’affaire à l’amiable, éviter les tribunaux donc. Un compromis où Pozuelo resterait jusqu’aux playoffs, puis serait libéré dès que le titre serait acquis. Côté vestiaire, on reste uni, du moins en surface.

"Il reste notre ami" assure Sébastien Dewaest. "Il s’entraîne avec nous. Son comportement n'a pas du tout changé. Il continue à donner le maximum. On a toujours été les uns derrière les autres. Donc si il a besoin de quoi que ce soit, on est là pour lui."

"C'est clair que Pozuelo c'est un plus pour l'équipe" ajoute Dieumerci N’Dongala. "Mais je pense que dans cette équipe, il y a vraiment beaucoup de qualités pour gagner des matches, même sans lui. C'est un joueur important mais je pense que c'est le collectif qui prime avant tout."

Son entraîneur Philippe Clément préfère attendre le dernier moment avant de décider si il va l'utiliser pour le match d'Europa League face à Prague ce jeudi. "Je ne sais pas si il est prêt à jouer" termine le t1 limbourgeois. "On verra demain. C'est une situation un peu moins agréable mais ce n'est pas un stress de plus. C'est le monde du foot. C'est normal que des choses comme celles-là arrivent. Je parle avec tous les joueurs. Donc oui, je parle avec Alejandro Pozuelo. C'est une situation difficile mais il veut aussi être ici pour ses coéquipiers et son staff. Et on a confiance en lui sinon il ne serait pas ici. Mais je comprends que ce soit difficile pour lui. Genk sans lui reste Genk. Genk ce n'est pas seulement Pozuelo."

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