Anderlecht achète du Belge et cela s'explique aisément

Anderlecht a signé ce lundi 19 juin son deuxième transfert estival : le Trudonnaire Pieter Gerkens après l'ex-Soulier d'Or Sven Kums. Mais cette stratégie révèle surtout une volonté d'acquérir des joueurs belges, plutôt que des étrangers. Cela s'explique.

Cet été, Anderlecht ne chasse pas pour rien les joueurs belges : Pieter Gerkens après Sven Kums et on parle maintenant du "Carolo" Clinton Mata et du gardien Matz Sels. Car depuis le départ de Youri Tielemans (à Monaco) et avant celui annoncé de Leander Dendoncker, les Belges du Sporting ne sont plus que trois (Boeckx, Bruno et le "vieux" Deschacht). Or, la Pro Ligue est stricte, chaque noyau de D1 doit compter 8 Belges ou assimilés, et même 6 sur chaque feuille de match.

"Nous, on regarde d'abord dans notre propre centre de formation quels sont les joueurs qui ont le potentiel pour évoluer en équipe première et puis après on regarde dans le championnat. C'est seulement en troisième lieu qu'on va sur le marché étranger. Je pense de plus en plus à Anderlecht que quand tu as les qualités, on t'aligné déjà à 16-17 ans. Ceux qui sont prêts doivent être alignés en équipe première. Youri Tielemans et Leander Dendoncker le démontrent", nous affirme Herman Van Holsbeeck, le manager du RSCA.

C’est le scouting à la belge : on achète souvent cher et vilain ailleurs, ce qu’on avait devant sa porte, exemple Gerkens, mais aussi Kums ou Dimata. Car souvent aussi, le talent belge se monnaie trop cher.

"C'est la bagarre entre les grands clubs belges pour s'attribuer les gros talents. On a investi dans les jeunes de 13-14 ans. On a payé fortement les parents mais finalement, cela ne nous a pas rapporté grand chose. Je pense que nous avons sur-payé certains jeunes talents. Quand on paie déjà des montants trop importants pour des joueurs qui ont encore tout à prouver, cela hypothèque leur future carrière", conclut Herman Van Holsbeeck.

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