Benjamin Lambot: "Johan Walem va apporter son expérience tactique à Chypre"

Ce dimanche soir dans " Complètement Foot " avec David Houdret, Pascal Scimè et Joachim Mununga, Benjamin Lambot est intervenu sur son arrivée à Chypre, son quotidien et les scandales qui touchent le championnat local.

Benjamin Lambot à propos de son quotidien sur l’île d’Aphrodite : "C’est autre chose, on s’adapte. Là je commence vraiment à m’habituer, à comprendre la façon de jouer, l’état d’esprit, que tout est vraiment différent. Sinon du repos, essayer de travailler au niveau du fitness un petit peu avant l’entraînement et puis c’est vrai que les séances ne sont pas super longues non plus. La plupart du temps, la chaleur y est pour beaucoup. Mais donc oui, c’est un peu de solitude mais je me suis fait pas mal d’amis et on trouve toujours le moyen de faire quelque chose. On adapte nos horaires en fonction de la météo parce qu’on n’a pas d’éclairage sur le terrain d’entraînement. Début d’année, on s’entraîne à 18h00 vis-à-vis de la chaleur et là pour l’instant on s’entraîne à 15h00 car sinon il fait tout noir. Mais aussi les règles, on est quand même habitués en Belgique à avoir un vrai cadre et ici c’est un peu à la cool."

L’ancien Groen en Zwart poursuit sur le niveau du championnat chypriote : "Je vois surtout qu’au niveau des effectifs, individuellement, il y a des joueurs avec de beaux CV donc ils arrivent à attirer du beau monde. Le jeu en lui-même ça dépend des équipes. Il y a des équipes qui jouent un jeu très direct et d’autres équipes où il y a beaucoup d’espaces donc il n’y a pas un type de jeu spécifique. C’est ça qui est un petit peu bizarre mais le niveau est très bon sur certains matchs. Aujourd’hui on est allé jouer chez le leader dans un stade magnifique, c’est le premier match de la saison où je me suis vraiment senti en D1A ou en D1B. Le niveau d’aujourd’hui c’était beaucoup d’intensité, un vrai niveau de football donc ça dépend des équipes, ça dépend des matchs, mais c’est vrai que le niveau général n’est pas encore assez professionnel."

Pascal Scimè rebondit sur les scandales du championnat local : "On parle de corruption, etc. Comment est l’ambiance ? Ce sont des choses qui restent normales là-bas ?"

Benjamin Lambot, évoluant au Nea Salamina Famagouste, répond : "Non je pense que ce n’est pas normal, maintenant j’ai l’impression qu’ils acceptent ça. Pourtant moi c’est quelque chose qui me révolte, je n’arrive pas à monter sur un terrain en me disant que le match a été acheté mais c’est vrai qu’au fur et à mesure on se rend compte que sur certaines décisions arbitrales, je vois certains résumés, des choses flagrantes ne sont pas sifflées. On m’a prévenu, dans deux semaines on a la décision sur les play-offs et les play-downs, qu’il y aura déjà de la corruption qui va passer à travers les mailles du filet et que certaines équipes sont avantagées. Maintenant ce qui est bien c’est que l’UEFA est derrière pour commencer à stopper tout ça. C’est une île ici, je pense que les gens ne s’occupaient pas des autres, ils ont fait un petit business, ça fonctionnait bien et petit à petit ça va disparaître."

Benjamin Lambot poursuit sur l’élection de notre ex-coach des U21 belges, Johan Walem, en tant que nouvel entraîneur principal de Chypre : "Ils se sont tous tournés vers moi. En plus, il y a trois joueurs de mon équipe qui sont repris en équipe nationale. Ils sont directement venus m’interroger, il est bon ? Qu’est-ce qu’il va faire ? Ils ont beaucoup d’ambitions. Je pense que c’est une bonne chose pour Johan Walem, de prendre une équipe nationale, d’apporter cette expérience tactique. Je pense que c’est vraiment ça qui manque ici, à Chypre, parce que techniquement il y a vraiment de la qualité mais c’est tactiquement que l’on peut voir le fossé entre le continent et ici."

Le joueur de 32 ans conclut sur son départ du Cercle et ses perspectives d’avenir : "Avec le Cercle de Bruges tout se passait bien. Je suis assez attristé de tous ce qui s’est passé mais en tant que compétiteur j’ai vraiment envie de toujours performer. C’est vrai qu’ici, parfois, j’ai de la frustration mais je dois être réaliste. Aujourd’hui j’ai 100% de temps de jeu, j’estime que je performe à un bon niveau. Je ne sais pas ce que ça va donner, j’accepte ma situation. Je suis content de pouvoir continuer à jouer professionnellement et on verra ce que ça va donner. Ici, j’ai une option d’un an, je pense qu’elle va être levée donc si j’ai des offres en Belgique évidemment je me rapproche de ma famille et c’est ça qui prime."

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