"Un goût d'échec si cette génération ne va pas chercher un trophée !"

Les Diables rouges ont croqué Saint-Marin jeudi soir (9-0), obtenant ainsi leur ticket qualificatif pour l’Euro 2020. Sept victoires en sept matches, tout roule pour l’équipe nationale belge.

"9-0 ! On ne s’est pas ennuyé. C’est le genre de parties où on peut vite sortir du match, autant les joueurs que les spectateurs. J’ai eu l’impression qu’ils ont tout le temps voulu nous maintenir dans le match. J’ai vu plein de belles choses : de la bonne humeur, un public magnifique et de l’humour à la belge. Le nom le plus scandé a été celui de Thibaut Courtois. C’est du travail bien fait", a expliqué Fred Waseige à notre micro quelques minutes après le coup de sifflet final.

La prestation collective belge était particulièrement aboutie, mais nous avons demandé à notre consultant foot de mettre en lumière trois éléments. "Les autres, c’est évident. Donc je vais choisir Hans Vanaken, Christian Benteke et Yari Verschaeren. Le Brugeois, je l’aime bien mais sans plus. Il a été top je trouve. Verschaeren, quand il touche le ballon, il va se passer quelque chose. C’est génial pour le foot et pour nous. Benteke, c’est fabuleux, ça faisait tellement longtemps qu’il attend de marquer, que ce soit en club ou avec l’équipe nationale. On le croyait perdu pour l’épopée des Diables et il est revenu dans le parcours. On ne va parler que des 51 buts de Romelu Lukaku, mais Benteke nous a rendu beaucoup de services et j’espère qu’il va pouvoir devenir à nouveau un back up très performant", a ajouté Fred Waseige.

"Je ne sais pas ce qu’on peut travailler avant l’Euro. Il reste le match contre la Russie, ça va être un vrai match de compétition. On se plaint toujours que nos matches sont trop faciles. C’est fou, c’est ahurissant : avec notre parcours, on n’est pas encore sûr d’être premier du groupe. C’est gai de savoir qu’il y aura un gros enjeu en Russie car ça change beaucoup d’être tête de série ou pas. Sinon, c’est vrai qu’il y a toujours tout à améliorer. On ne saura ce qu’il fallait améliorer que quand on évoluera contre des adversaires d’un niveau supérieur", a-t-il poursuivi.

La Belgique risque de devoir attendre le championnat d’Europe avant de se frotter à ce type d’adversaires. "On n’en peut rien, c’est l’UEFA qui fait les règles pour que les gros se qualifient. Pognon, pognon. Ce qui serait de notre faute, par contre, c’est de ne pas tenir compte du passé. On a foiré contre le pays de Galles, on a joué contre un adversaire un peu plus fort que nous, pas dans le jeu mais plutôt dans la performance, contre la France. La prochaine étape, c’est d’aller au bout. Cette génération a donné beaucoup de plaisir. Si elle ne va pas chercher un trophée, il y aura toujours un goût de trop peu, un goût d’échec !", a conclu notre consultant.

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