Unai Emery, le retour du mage de l’Europa League

Unai Emery, le mage de l'Europa League
Unai Emery, le mage de l'Europa League - © MARCO BERTORELLO - AFP

La magie Emery va-t-elle une nouvelle fois opérer ? Le coach espagnol, triple vainqueur avec Séville, affiche un taux de réussite absolument effarant en Europa League. La belle histoire qui lie Emery à cette compétition s’est prolongée ce jeudi à Valence où Arsenal a validé sa qualification pour la finale.

En 2009/2010, la Coupe de l’UEFA effectue un lifting et change de nom. Cette modification cosmétique correspond avec l’émergence européenne du Basque. Éliminé, sans perdre, par le Dinamo Kiev en 1/16e de finale la saison précédente, Emery atteint les quarts de finale avec Valence. Son plus mauvais résultat en six participations (!), la première étape de sa conquête de la deuxième coupe continentale.

Depuis, l’ancien médian a aligné une demi-finale avec Valence (2012), trois victoires à la tête du FC Séville (2014, 2015, 2016) et donc une finale avec les Gunners. Ce triplé inédit a intrigué et a attisé l’intérêt des propriétaires qataris du PSG. Convaincus d’avoir trouvé l’entraîneur qui les mènerait à la gloire européenne, les dirigeants parisiens parviennent à persuadent le héros du peuple blanquirrojo de rompre son contrat.

En deux saisons à Paris, Emery enquille les trophées. Mais s’il rafle tout au presque sur le territoire français (seul le titre 2017 lui échappe), les espoirs européens sont déçus. Le Barça puis le Real fracassent les rêves parisiens en huitièmes de finale. Le lien est cassé, les deux parties se séparent en mai.

Arsenal saisit l’opportunité et en fait le successeur d’Arsène Wenger quelques jours plus tard. A nouveau privés de C1, les Gunners doivent se tourner vers l’Europa League pour la deuxième année consécutive. Éliminés aux portes de la finale, les Londoniens ont cette fois un atout en plus : Unai Emery.

S’il s’est cassé les dents en C1, le technicien de Fontarrabie retrouve sa compétition fétiche. Sans toujours briller, en misant sur la jeunesse, Arsenal traverse la phase de groupe sans trop de difficultés (16/18). Battus par Bate Borisov en 1/16e puis par Rennes en 1/8e, les Anglais parviennent à chaque fois à faire la différence à l’Emirates. Ils montent le curseur face à Naples (2-0, 1-0) et Valence (3-1, 2-4).

A Bakou le 29 mai, Emery a l’occasion d’inscrire une quatrième fois son nom au palmarès de l’Europa League. Il pourrait devenir l’entraîneur le plus titré dans la compétition et dépasser Giovanni Trappatoni triple lauréat avec la Juventus (77 et 93) et l’Inter (91). Et il n’a jamais perdu en finale de « son » Europa League.

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