"Noyade dans le Bosphore pour Anderlecht"

On le craignait. C’est arrivé. Anderlecht a coulé entre l’Europe et l’Asie. Noyé dans les eaux d’une Europa league qui aura, pour les Bruxellois, tourné au naufrage.

Jamais depuis l’instauration des poules de l’Europa League, Anderlecht n’avait loupé le train de la qualification. C’est donc un échec retentissant, n’ayons pas peur des mots.

Grand "Bazaar"

 Istanbul et son grand "Bazaar", ce grand désordre en plein cœur de la vieille ville, c’est charmant… Anderlecht et son grand "Bazaar" c’est désarmant pour ce club en pleine mutation interne et en plein tourment sportif. L’échec européen…Van Haezebrouck en est bien entendu responsable. Mais il est loin d’être le seul, car les erreurs enregistrées à Trnava mais plus encore contre Zagreb et Fenerbahce à Bruxelles ont plombé la campagne. Trop d’imprécisions, trop de cadeaux, trop de joueurs en dessous du niveau digne de l’histoire de ce Sporting… Anderlecht mérite donc finalement ce qui lui arrive.

Se regarder dans le miroir

Dans l’ambiance surchauffée du stade Sukru Saracoglu, retenons alors quelques points.

Un point positif d’abord.  La jeunesse de l’équipe mauve n’a pas eu froid aux yeux. Bornauw et Saelemaekers ont 19 ans et ils apprennent vite. Etonnant d’ailleurs que Van Haezebrouck signale quand perdant Bornauw à la mi-temps, il perdait son patron dans la défense, celui qui parle et dirige. Un gamin de 19 ans… Cela en dit long ! Dimata en a 21 et il a appris sans doute énormément dans ce match un peu pourri et compliqué pour lui. Seul ou presque sur son île au milieu du Bosphore.

Mais le négatif est aussi à souligner évidemment. Milic, Makarenko, Vranjes, Gerkens, Sanneh… sont-ils vraiment des indispensables ? Numériquement peut-être ! Qualitativement il y a des questions à se poser. La direction doit oser se regarder dans le miroir des désillusions de ce jeudi soir.

Erwin le bourreau

C’est donc Erwin Koeman qui a scellé le sort européen d’Anderlecht. Curieux signe du destin quand on sait qu’il y a 30 ans… quasi jour pour jour… le 9 novembre 1988, il plantait le premier but d’une victoire (0-2) de Malines à Anderlecht en 1/8e de  finale de la Coupe des Coupes (Malines allait perdre plus tard en ½ finale). Le Néerlandais l’avait peut-être oublié. Cela fait donc la 2e fois qu’il élimine Anderlecht. Son sourire, quand en salle de presse on le lui a rappelé, ne nous a pas rendu le nôtre. Tous déçus qu’un premier club belge quitte la scène européenne si prématurément.

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