Les «Blues» sont bleus d’Eden Hazard

« Un génie », « un artiste, « la classe mondiale », « aussi fort que Messi », « il fait une grande saison, malgré notre mauvais coach » : voilà juste quelques-uns des compliments pêchés au … hasard de la rue bleue de monde, en attendant le coup d’envoi de la demi-finale d’Europa League entre Chelsea et Francfort. Pas un mot de travers, envers leur numéro dix.

Car Eden Hazard fait la pluie et beaucoup le beau temps de Chelsea depuis sept ans. Alors ce ne sont pas ses envies de départ vers son Graal de Madrid qui vont les faire changer d’avis : «On le comprend, c’est son rêve» nous dit un jeune fan de Chelsea, dans une étonnante lucidité. « Comment lui en vouloir, ils nous a tant donné » enchaine cette femme, plus que fan, qui lui envoie ses mots bleus : «mais reste quand même Eden, on t’aime». Car attention, ce n’est pas parce que le départ est dans l’air que les supporters londoniens ont renoncé à conserver leur star ! «Mais non pourquoi vous dites que c’est son dernier match à Stamford Bridge ?» nous glissent plusieurs fidèles, sourire en coin.

C’est d’ailleurs l’impression générale que nous a laissée cette soirée. Tout le monde fait semblant que l’on va se revoir avec certitude. Cela commence par le plan marketing du club. La campagne pour les ventes d’abonnements  ou des nouveaux maillots pour la saison prochaine vient de démarrer. Et Eden est partout. Sur les Pubs qui  défilent, sur la façade de la boutique principale, Eden à gauche, Eden à droite : un vrai slalom d’artiste, on ne sait plus qui dribble qui ? Car la direction du club ne va pas le laisser partir si facilement.

Interdit de transfert jusqu’en juin 2020, Chelsea est allé en appel sans la garantie d’inverser les choses. Si les avocats sont moins déroutants qu’Eden et n’arrivent pas à faire basculer leur match, les Blues ne pourront donc pas remplacer Eden s’il part. Mais dans un an, il pourrait, en fin de contrat, partir gratuitement. Un problème pour un autre, qui coince pour l’instant notre capitaine diabolique.

Et ne comptez pas sur lui pour donner un indice sur la situation. Pas de tour d’honneur prolongé après son tir au but décisif. Les mots sont pesés à tous les micros qui attendent l’info. Il y a une finale à aller gagner. A près de 8000km de là. Loin de sa maison bleue. « Mais c’est vrai, si c’était mon dernier match à Stamford Bridge, alors c’était un beau moment ». Sourire, clin d’œil. Eden Hazard a le sens du dribble élégant, même en salle d’interview. On comprend pourquoi ici, on l’aime tant.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK