Le Stade de Reims, finaliste de la 1ère Coupe des Champions, renoue avec son passé européen

Reims, finaliste de la première Coupe des Champions, renoue avec son passé européen
Reims, finaliste de la première Coupe des Champions, renoue avec son passé européen - © FRANCOIS NASCIMBENI - AFP

Un parfum de nostalgie va planer sur la rencontre Servette-Stade de Reims. Le club français va être téléporté près de 60 ans en arrière quand les Kopa, Hidalgo et Fontaine faisaient rêver l’Hexagone. 57 ans après sa dernière participation, Reims retrouve cette Europe tellement ancrée à son histoire. Lourd héritage.

Avant Saint-Etienne, avant Marseille et bien avant le PSG, il y a eu le Stade de Reims. En 1956 quand la C1 s’appelait encore la Coupe des clubs champions, le club français a disputé la toute première finale de l’épreuve face au grand Real Madrid.

Deux finales en 4 ans

De ce match historique à plus d’un titre, on retient que Reims a mené 2-0 après dix minutes mais qu’il s’est incliné 4-3. On se rappelle de noms entrés dans la légende : Di Stefano, Gento, Kopa ou Hidalgo.

Trois ans plus tard, le Stade revient défier l’ogre madrilène en finale. Kopa a changé de camp, Just Fontaine, meilleur de la Coupe du Monde 58, a rejoint la Champagne. L’issue est la même. Implacable, le Real remporte la 4e de ses 5 C1 consécutives (2-0).

Un jeu resté qui a marqué l’histoire

Au-delà des performances sportives, le jeu développé par les "Rouches et blancs" d’Albert Batteux a traversé les années. C’est à cette équipe et que l’on doit l’expression "football champagne". Analogie entre le jeu pétillant du Stade et les célèbres bulles de la région. Moins utilisé de nos jours, "le coup de coin à la rémoise" (corner donné en deux temps) a été inventé par Batteux.

Lourd héritage

C’est avec ce glorieux passé que les joueurs de l’équipe actuelle renouent par la grâce de la sixième place d’une Ligue 1 tronquée par le Covid-19.

Après avoir rivalisé avec les plus grands, Reims est rentré dans le rang. Parmi les supporters, peu sont ceux qui ont connu les grandes heures du club.

"Après tout ce temps, on fait notre retour en Europe dans le silence d’un huis clos, regrette Jean-Pierre Caillot, président du club né en 1961, dans Le Monde. "En amoureux du football, ce n’est pas comme ça que j’imaginais les choses. Mais, dans le sport, les choses vont vite. Quand le train passe, faut monter dedans."

Pour qu’il s’arrête par le Stade Auguste Delaune. Il faudra gagner puisque ce deuxième tour préliminaire est disputé en une manche et en Suisse.

Le parfum d’Europe – même s’il ne s’agit que de tours préliminaires – va à nouveau enivrer le club. Le Servette Genève n’a pas l’aura du Real. L’Europa League n’est pas la Ligue des Champions. Mais qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK