L'Europa League, dernier trophée possible pour Dries Mertens

Naples se déplace à Salzbourg en huitième de finale d'Europa League. Cette C3 représente le dernier espoir pour les Napolitains de remporter un titre cette saison. Une occasion pour Dries Mertens, qui vit une saison faite de hauts et de bas, de garnir -enfin- l'armoire à trophées. Retour sur le parcours de notre Diable cette année à Naples.

Cette saison, le statut de Dries Mertens a changé en Italie. De titulaire indiscutable ces deux dernières années, il est devenu par moment remplaçant de luxe. Un moment plus difficile à traverser pour le joueur dont c’est déjà la 6e saison sous le maillot napolitain.

Dans le sud de l’Italie, Dries Mertens a pourtant acquis le statut de légende vivante. Certains observateurs l’ont rebaptisé à l’occasion Diego Armando Mertens, du nom du plus grand joueur napolitain de tous les temps, Maradona. Cette passion pour Dries s’exprime partout dans la ville, comme lorsque la RTBF lui avait rendu visite la saison dernière. "Il a le sang napolitain", commentait sans sourciller un passant, en pâmoison devant Dries.

Mais le Louvaniste est aujourd’hui victime du changement de système tactiques de Naples. Les saisons dernières, il évoluait comme numéro 9, dans le 4-3-3 très mobile mis en place par Maurizio Sarri. Système dans lequel il brillait, épaulé à gauche par Lorenzo Insigne, à droite par José Callejon. Il y a deux ans, il avait signé une saison record avec 34 buts, avant de devoir se contenter de 22 roses, un an plus tard.

Cette année, Carlo Ancelotti est arrivé avec ses certitudes à l'ombre du Vésuve. Dont celle qu'il fallait opérer des modifications au système huilé par Maurizio Sarri, parti sous les projecteurs de la Premier League et de Chelsea. Le 4-3-3 s'est mué en un 4-4-2, et le temps de jeu à l’avant-poste se partage désormais entre Milik, Insigne et notre Belge. Mertens cette saison, c’est 60% du temps de jeu global pour 11 buts inscrits. Pas en avance sur ses temps de passage des deux saisons précédentes. Mais s'il y a bien un endroit où Dries continue de mettre tout le monde d'accord, c'est en Europe. Auteur de 3 buts en Ligue des champions, il a assisté, déçu, à la bascule des Partenopei en Europa League. Il faut dire que dans une poule partagée avec le PSG et Liverpool, la concurrence était rude. Et les Napolitains ont craqué lors de la dernière journée en s'inclinant à Anfield Road.

En Europa League cela dit, Dries continue de prester. Le Belge était titulaire lors des deux dernières rencontres et a livré deux assists.

Six ans à Naples, et après ?

Mais à 31 ans, la question revient fréquemment. Mertens ne serait-il pas lui aussi tenté par l’aventure chinoise ? Il y a un mois, des journaux italiens annonçaient que Mertens était convoité par plusieurs clubs. Après Witsel, Carrasco, Fellaini et Dembélé, pourrait-on assister à un départ supplémentaire dans cette Super League chinoise ? La question circule et elle n'enchante probablement pas les supporters napolitains. "Si Dries Mertens venait à quitter le club, cela laisserait une cicatrice ici" raconte, poétiquement, un journaliste qui suit le club

Avant d’éventuellement quitter l’Italie, lui reste à garnir cette armoire à trophée bien trop vide au goût des Napolitains. Une seule Coupe d'Italie (2014), une Super Coupe la même année, deux titres de vice-champion derrière l'insatiable rival turinois. Le titre ne sera toujours pas pour les Napolitains qui campent à 18 points de la Juventus. Ce ne sera pas non plus en Coupe d'Italie, vu l'élimination face à Milan en quarts de finale. Pourquoi ne pas la garnir en remportant l’Europa League ? Cela commence dès ce soir en confirmant le résultat obtenu à l'aller face à Salzbourg (3-0).

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