Le Real de Zidane éteint les ambitions européennes du PSG

Le Real, vainqueur à l’aller, est venu s’imposer à Paris et a mis fin aux rêves européens du PSG (1-2). Pour la deuxième saison consécutive, les Parisiens s’arrêtent en huitièmes de finale. Madrid, plus solide et expérimenté, poursuit sa route vers un éventuel triplé. Thomas Meunier n'a pas quitté le banc.

Dès les premières minutes, l’absence de Neymar se fait sentir. Le poids de la tâche à accomplir - remonter deux buts face au double tenant du titre - aussi. Angel Di Maria, étincelant ces dernières semaines, est éteint et peu inspiré dans ses initiatives. Edinson Cavani, transparent, n’a quasiment aucun ballon à négocier. Bref, Paris peine à bousculer le Real.

Un seul Parisien répond vraiment présent : Alphonse Aréola. Et heureusement pour le PSG parce que c’est Madrid qui se crée les occasions les plus franches. Le gardien du PSG s’interpose brillamment devant Sergio Ramos (18e) et Karim Benzema (37e). Keylor Navas, plutôt tranquille jusque-là, doit intervenir sur des tentatives de Di Maria (40e) et Kylian Mbappé (43e).

L’éclaircie parisienne ne dure pas. Dès le retour des vestiaires, les fumigènes (allumés par les supporters parisiens) plongent le Parc dans le brouillard et Cristiano Ronaldo douche les espoirs de qualifications du PSG. Il lance d’abord un avertissement avec un tête trop croisée (50e) avant de mettre dans le mille après une perte de balle de Dani Alves et un bon centre de Lucas Vazquez (0-1, 51e). CR7 marque dans un 9e match consécutif en C1. Un exploit que seul Ruud Van Nistelrooy (2002-2003) avait réussi avant lui.

Paris est KO. Marco Verratti, malmené par Vazquez et Asensio, perd son sang-froid et s’emporte contre Felix Brych. Il n’a pas obtenu de faute, il reçoit un deuxième carton jaune (69e). A peine le temps de digérer cette exclusion qu’Asensio trouve le poteau d’Aréola (69e). On craint le pire côté parisien. Mais à l’issue d’une action en mode flipper, Cavani égalise … du genou (1-1, 70e).

Ce but tombé du ciel ne relance pas les joueurs d'Unai Emery. Que du contraire. Casemiro redonne l'avantage au Real dans une défense parisienne déboussolée. Un envoi de Vazquez atterrit encore sur le poteau (83e).

Les dépenses somptuaires de l'été dernier n'auront rien changé. Paris est une nouvelle fois éliminé avant le printemps. Et la blessure de Neymar n'explique pas tout. Unai Emery, déjà critiqué après la défaite à Bernabeu, n'a certainement pas marqué des points auprès de sa direction alors que son contrat se termine en juin.

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