Les blessures d’Hazard, le phare Benzema, l’avenir de Zidane, le fiasco Super League, la drôle de saison du Real Madrid

La Casa Blanca a tremblé sur ses bases à plusieurs reprises cette saison. Miné par les blessures à répétition d’Hazard et consorts, le Real a joué au yoyo en Liga, a frôlé un affront en Champions League pour finalement tomber en demi-finale. Ajoutez à cela, le fiasco de la Super League, portée par le Président Perez, ou l’avenir de Zidane qui s’écrit en pointillé et vous obtenez une bien drôle de saison. Tout ou presque pourrait être oublié, si les Merengue arrachent le titre en Liga.

Le cauchemar continue pour Hazard, 50 blessures dans l’effectif

On a déjà tout dit ou presque sur Eden Hazard et ses malheurs au Real. Depuis son arrivée dans la capitale espagnole, la poisse lui colle aux crampons. Et il ne parvient pas à s’en défaire. Freiné par un corps récalcitrant, il est le symbole d’un noyau qui transite plus qu’à son tour par l’infirmerie.

Outre Eden, Lucas Vazquez, Dani Carvajal, Fede Valverde, Ferland Mendy, Sergio Ramos, Raphaël Varane, Eder Militao, Nacho, Marcelo, Rodrygo, Mariano Diaz (et la liste est loin d’être exhaustive) ont tous été blessés à un moment ou à un autre. Cette saison, les Madrilènes totalisent 50 blessures !

Autant de contretemps et de complications dans la gestion de la saison de Zinedine Zidane. Autant de contretemps qui expliquent aussi les hauts et les bas du Real. Mais ZZ maîtrise l’art du rebond comme personne. A chaque fois que la crise était à la porte, son groupe a serré les rangs. En décembre, le Real a évité une élimination sans gloire en phase de groupe de la C1. Il s'en est sorti et a intégré le dernier carré. En janvier, les Merengue étaient pointés à 11 points de l’Atletico. Ils ont enchaîné 13 matches sans défaite pour se replacer dans la course au titre.

Un Benz' de luxe

Au cœur de la tempête, un homme a tenu la barre.
Capitaine d’un bateau qui tanguait, Karim Benzema a montré la voie à son équipe. Tel un phare au milieu de l’orage, il a constitué la lueur d’espoir vers laquelle on se tourne.


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Rarement absent (il n’a manqué que six matches), Benz' a claqué 28 buts et délivré 8 assists en 42 apparitions. Il a répondu présent quand son équipe en avait le plus besoin. Le Français est avec Thibaut Courtois, redevenu El Muro, le joueur le plus régulier et le plus décisif cette saison.

Super fiasco

La plus grosse tache sur le blason du Real n’est pas sportive. Le fiasco de la Super League a clairement écorné l’image du club. Et ce ne sont pas les déclarations de Florentino Perez qui ont amélioré la situation.

L’homme fort du Real porte et défend le projet, malgré les oppositions. Il a évoqué sa volonté de "sauver" le football, le fait que son club ne pourrait pas attirer des stars comme Mbappé et Haaland. Il a même brandi la menace d’une action contre ceux qui ont sauté du train en marche. "Je ne vais pas expliquer ce qu’est un contrat contraignant. Mais le fait est que les clubs ne peuvent pas simplement quitter la Super League."

Zidane comme en 2018 ?

On l’a dit Zidane a su trouver les solutions dans les moments compliqués. Pas question de parler de recette miracle, mais bien de travail, pour expliquer cette capacité à rebondir quand on est au pied du mur.

Mais les critiques l’usent, lui pèsent sur les épaules. C’est ce qui l’avait poussé à prendre du recul après le fantastique triplé en Ligue des Champions.

Après l’élimination face à Chelsea, Zizou a lui même entretenu le flou sur son avenir. Toujours sous contrat, toujours soutenu par sa direction et son groupe, le technicien français s’est montré évasif quand on lui a demandé s’il serait là l’an prochain. "Je suis sûr que le Real luttera pour la Ligue des Champions l’an prochain. Mais je ne suis pas là-dessus. Je pense à la Liga. Le reste, on verra plus tard".

Le titre pour tout oublier ?

La Liga et la possibilité de reconduire ce titre acquis de très haute lutte l’été dernier. Voilà, le dernier objectif du Real de Zidane, la dernière possibilité de garnir l’armoire à trophée. Une ultime bouée de sauvetage.

Une fois de plus, il faudra tourner rapidement le bouton. Le sprint final est lancé. Et le Real l’entame avec un déficit de deux unités sur l'Atletico, sur la même ligne que le FC Barcelone. Séville, Grenade, Bilbao et Villareal, voilà le quadruple défi qui attend les Madrilènes. Avec la quasi-obligation de tout gagner.

Mais il y a des raisons d’espérer. La forme du moment (en Liga) parle pour eux (14/18). L’Atletico a perdu de sa superbe et toussote (10/18), le Barça manque de régularité (12/18). L’infirmerie se vide doucement. Ce week-end pourrait s’avérer décisif puisque ses deux rivaux s’affrontent au Camp Nou. Au Real d’en profiter.

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